A l'occasion du 92ème anniversaire de la naissance de Fidel Castro, nous publions ci-dessous certaines de ses citations, toujours d'actualité, sur le capitalisme, lors de discours et d'entretiens tenus entre 1989 et 1993.

Traduction NK pour Solidarité Internationale PCF
 

"Le travailleur dans un système socialiste sait pourquoi il travaille. Il ne travaille pas seulement pour lui-même. Il travaille pour sa patrie, pour la société, pour tout le peuple, pour ses enfants, pour ses proches, pour ses parents et grands-parents, s'ils sont encore en vie. Il travaille pour que ses grands-parents puissent aussi recevoir des soins médicaux, ou avoir un endroit où aller s'ils ne peuvent pas être laissés seuls ou s'il n'y a personne pour s'occuper d'eux. Il travaille pour que ses grands-parents puissent recevoir une pension, afin que personne ne soit oublié. Dans le socialisme, l'homme travaille pour lui-même, bien-sûr, parce qu'il travaille pour sa famille, mais il travaille pour bien d'autres choses. Il n'est pas le travailleur du système capitaliste. Le travailleur exploité dans le système capitaliste n'a pas d'autre alternative que de travailler uniquement pour de l'argent. Comment un homme peut-il être traité ainsi dans le socialisme ?"

"Le socialisme peut et doit fonctionner mieux que le capitalisme.  Regardez le nombre de problèmes qui existent dans les sociétés capitalistes. Il y a le chômage, la maladie, l'augmentation de la consommation de drogue, la prostitution et d'autres formes de vice. Que peuvent-ils faire ? Chaque individu est abandonné à lui-même. Le capitalisme ne peut fournir à un homme aucune autre destinée."

Deuxième anniversaire du Contingent Blas Roca Calderio, 01/10/1989


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"Quelle merveille pour l'impérialisme yankee, qui n'a qu'un seul parti ; même si l'un se déguise en âne, et l'autre en éléphant - les experts dans ce domaine devraient le savoir - c'est en réalité le parti du capitalisme, le parti de l'impérialisme, le parti des monopoles, le parti des multinationales, dans lequel la politique de l'un et l'autre sont pratiquement indiscernables, car à l'unisson les grands crimes sont soutenus par les deux partis supposés : l'invasion de Grenade, applaudie par les deux partis ; la guerre criminelle contre le Panama, applaudie par les deux partis supposées. La guerre froide, la course aux armements et tous les crimes que l'impérialisme a commis pendant si longtemps ont toujours été soutenus par ce parti unique du capitalisme et de l'impérialisme."

Séance de clôture du 16ème Congrès de la Fédération des travailleurs cubains, CTC, au théâtre Karl Marx à La Havane, 28/01/1990.


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"Comme je vous l'ai dit, nous sommes aujourd'hui un symbole. Tout le monde regarde dans notre direction pour voir ce qui va se passer à Cuba, ce que le peuple cubain va faire, ce que le peuple cubain peut faire : tous ceux qui conservent une vision du monde, qui rêvent d'idées progressistes, d'idées de justice sociale, d'idées d'unité nationale et d'indépendance; tous ceux qui, d'une manière ou d'une autre, haïssent de toutes leurs âmes la pensée d'un monde gouverné par l'empire yankee avec les idées réactionnaires et fascistes que le capitalisme a engendré pendant son développement ; tous ceux qui connaissent un peu l'histoire, qui ont des idées, des concepts et des valeurs nobles et vraiment humaines, espèrent qu'il y a une résistance à ce monde et que les idées socialistes peuvent survivre.  Les dizaines de millions de personnes qui vivent dans des bidonvilles, les dizaines de millions d'enfants sans abri en Amérique latine, par exemple ; les dizaines et les centaines de millions de malades sans accès aux médicaments, à l'assistance médicale ou aux écoles ; ceux qui meurent de toutes sortes de maladies, alors qu'ils peuvent être sauvés ; les 200 000 enfants qui meurent en Amérique latine chaque année et qui ne mourraient pas s'il y avait un système de soins de santé de base dans ces pays ; les personnes qui sont exploitées et obligés de se prostituer ; les millions d'adolescents et d'adultes forcés de mendier ; les chômeurs, les mendiants et les indigents de ce monde sont autant d'exemples de l'héritage de l'impérialisme yankee.  Avec le reste du monde capitaliste développé, le monde yankee est à blâmer pour la pauvreté et la misère du tiers monde. La seule chose que le capitalisme a apporté à 4 milliards d'êtres humains, c'est la faim et la misère, comme nous l'avons dit récemment.  Quel espoir y a-t-il pour ces personnes d'avoir des services médicaux, un logement, de l'eau, un minimum de décorum dans leur vie, et la sécurité ?"

"Je me suis souvenu que sous le système capitaliste, il était presque impossible de créer des postes d'enseignement ou médicaux.  Il y avait, comme je l'ai déjà dit, 300 000 médecins, excusez-moi, 300 000 professeurs et enseignants, mais à des niveaux différents.  Je peux vous dire que le capitalisme qui existait à Cuba il y a un peu plus de 30 ans, aussi dur qu'il était, n'était pas aussi mauvais que le capitalisme que vivent aujourd'hui des milliers, des centaines de millions, des milliards de personnes dans le monde".

"Ce qui se passe actuellement est pire que ce qui se passait à Cuba, et la situation ne cesse de s'aggraver. Maintenant, ils offrent le néolibéralisme, après avoir exigé que le peuple paie jusqu'au dernier centime de la dette.  Tout est en train d'être privatisé.  Tout, bien sûr, est en train d'être multinationalisé.  Toute la richesse est cédée aux pays capitalistes et développés pour mettre fin à la pauvreté qui a été créée précisément par le capitalisme".

"Ce fut d'abord le colonialisme, puis le néocolonialisme, puis l'impérialisme ; en résumé, c'est la conséquence de siècles de domination capitaliste.  Aujourd'hui, Cuba est la tranchée où les idées les plus justes, nobles et humaines sont défendues.  Nous n'avons pas choisi ce destin, il nous a été assigné par l'histoire.  Nous devons défendre le socialisme, l'indépendance nationale et la dignité de notre peuple ; nous devons défendre les rêves et les espoirs des peuples exploités, humiliés et souffrants de ce monde".

Commémoration du 30ème anniversaire de la victoire de la Baie des Cochons, au Théâtre Karl Marx à La Havane, 20/04/1991.


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 "On parle beaucoup de la défaite du socialisme, mais où est le succès du capitalisme en Afrique, en Asie ou en Amérique latine ? Où est le succès du capitalisme dans ces nations où vivent des millions de personnes ?"

"Le capitalisme a ruiné le monde ; il a empoisonné les fleuves, les mers, l'atmosphère, il détruit la couche d'ozone et il est en train de changer le climat du monde".

"Ce régime égoïste et impitoyable (le capitalisme) est destiné à disparaître ; je le crois vraiment parce que j'ai foi en l'humanité et je crois en l'homme, en sa capacité à lutter pour la justice et pour la liberté".

Entretien dans le magazine mexicain "Siempre", 30/05/1991.


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"Le néolibéralisme est à la mode aujourd'hui. Dites-moi : Comment vivent les trois quarts de l'humanité ? Je suppose que les Africains vivent aujourd'hui comme les gens en Belgique, au Luxembourg, en France, ou en Italie ? Qui est responsable de la famine en Afrique, le socialisme ou le capitalisme ? Qu'en est-il de la misère, de la pauvreté, de l'ignorance dans laquelle vivent les pays d'Amérique latine ? Qui a créé le colonialisme ? Qui a créé le néocolonialisme ? Qui a réduit en esclavage les peuples du soi-disant tiers monde ? Qui empoisonne l'environnement et détruit la planète ? Dans les pays capitalistes, y a-t-il ou non une crise ?"

Entretien dans le quotidien italien : "Corriere dell Sera", 05/12/1992.


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"Le capitalisme n'a pas réussi à créer une société rationnelle. Il crée une société pleine de contradictions et d'absurdités, pleine de paradoxes. Il a créé une société qui épuise tout, les ressources naturelles mais surtout les ressources humaines, une société qui aliène tout".

Cérémonie de clôture de la conférence Éducation 93 au théâtre Karl Marx à La Havane, le 05/02/1993.

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