L’Union soviétique dans l’histoire



par Michel Buenzod membre du Comité de rédaction de Gauchebdo (hebdomadaire du Parti Suisse du Travail)



Repris par http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/ depuis le site du Parti Suisse du Travail



L’URSS n’a-t-elle été, selon la formule d’un historien, qu’une « illusion » ? Ou s’agit-il d’enraciner l’idée que le capitalisme est indépassable et d’éradiquer ainsi tout espoir ? Il est indispensable aujourd’hui de rétablir les faits.


Le 9 novembre 2009, tous les défenseurs du capitalisme se mobilisent pour fêter le vingtième anniversaire de la chute du mur de Berlin, le « mur de la honte ».


Merveilleux symbole de la victoire de la « liberté » sur le « totalitarisme » !


Mais on ne peut comprendre les ressorts réels des événements, sans un bref retour aux réalités politiques de la fin de la guerre. Vainqueurs de la Wehrmacht hitlérienne qu’ils avaient combattue presque seul jusqu’à l’ouverture du second front en 1944, les Soviétiques occupent toute l’Allemagne orientale.


En juillet 1945, à la Conférence de Potsdam, les vainqueurs établissent les règles de leur cohabitation dans l’Allemagne occupée. Bien qu’ayant été les seuls à libérer Berlin, les Soviétiques acceptent que l’ancienne capitale du Reich soit divisée en quatre secteurs, comme le reste du pays. Cette décision était conforme à la politique générale de l’URSS : l’union de toutes les forces opposées au fascisme devait se poursuivre dans la paix.


Pourtant, en mars 1946, Churchill prononce à Fulton , aux Etats-Unis, un discours qui est considéré comme le point de départ de la Guerre froide.


Dès lors, le problème de Berlin va se trouver au cœur du conflit est-ouest.


Nous ne pouvons ici entrer dans les détails : chars américains et soviétiques face à face, pont aérien occidental, mesures d’apaisement dues à la politique ouverte de Willy Brandt, etc.


Sur le fond, il faut se poser la question de savoir quel est, aujourd’hui, le but du battage entrepris, vingt ans plus tard, autour de la chute du mur.


Toute réponse documentée exige qu’on comprenne q’elle a été la véritable place de l’Union soviétique dans l’histoire.


L’URSS a-t-elle été uniquement, selon l’expression de l’historien français de droite François Furet, « une parenthèse », « une illusion » ?


Parenthèse, illusion qui ont duré trois quarts de siècle ! Aucune analyse sérieuse ne peut accepter un tel point de vue dont le but est de détacher de leurs combats ceux qui, en ce début du XXIe siècle, ont été profondément désorientés par la disparition de l’Union soviétique : non seulement des communistes, mais des progressistes partout dans le monde. Il s’agit d’enraciner l’idée qu’aucune société plus juste n’est capable de succéder au capitalisme.


Il s’agit d’éradiquer l’espoir.


Il est donc indispensable de rétablir les faits, en prenant en compte les réussites comme les échecs, la face sombre comme la face positive de ce que fut l’URSS - laissant de côté les polémiques intéressées comme les explications dogmatiques sujettes à caution.

L'intégralité de l'étude du camarade suisse se retrouve ici: 20 ans après la chute du mur de Berlin (1): L’Union soviétique dans l’histoire

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