Parti Communiste Vénézuelien: “Unité de la Classe Ouvrière pour conquérir le pouvoir et construire le Socialisme”

 

 
 

La principale revendication des travailleurs et des travailleuses aujourd'hui, jour internationale de la classe ouvrière, est de ne pas porter sur leurs épaules le fardeau de la crise actuelle du capitalisme. Ce sont aux grands représentants du capital financier, qui en sont responsables, de la payer. Il y a une autre voie à suivre pour empêcher la reconstruction du système et du modèle d'exploitation, qui intensifie la contradiction principale du système, celle entre le capital et le travail.


Nous exigeons, comme nous l'avons affirmé à de nombreuses reprises, que les peuples du monde entier se prononcent pour la PAIX; la fin des guerres d'agression impérialistes et la disparition des armes d'extermination massive, qui menacent l'existence même de l'humanité.


Nous proposons à tous les courants syndicaux parties prenantes du processus révolutionnaire vénézuelien et aux travailleurs et travailleuses en général, de notre pays, une RENCONTRE NATIONALE, o
ù des pas concrets seraient faits vers l'UNITE du mouvement ouvrier et où on arriverait à un accord pour créer un Comité pour l'Unité Syndicale, qui se fixerait comme tâche la fondation de la Centrale Unitaire des Travailleurs et Travailleuses du Vénézuela, après un grand Congrès Syndical.


Nous portons avec force aujourd'hui, les propositions suivantes:

  • La lutte pour un nouveau cadre légal régissant les relations de travail, avec une nouvelle Loi Organique du Travail, qui nous permette de progresser vers les conditions réelles d'une transition du capitalisme vers le socialisme.

  • La suppression du travail externalisé et de toute forme de sous-traitance qui engendre la précarité et le sous-emploi, et la mise en place d'un régime d'allocations sociales qui profite rééllement aux travailleurs, aux travailleuses et à leurs familles.

  • La réduction de la journée de travail à 6 heures

  • L'adoption immédiate de la Loi Spéciale sur les Conseils Socialistes de Travailleurs et de Travailleuses

  • L'adoption et organisation des branches de la Sécurité Sociale toujours ineffectives: La Loi sur les Retraites et autres allocations économiques, la Loi sur le Système National de Santé et sur la Caisse de la Sécurité Sociale.

  • Le renforcement du pouvoir d'achat des travailleurs, du peuple et des freins aux profits illimités pour les capitalistes; contrôle sur les taux de profits, accompagné d'un contrôle rigoureux des prix qui soit effectif tout au long de la chaîne productive jusque dans la distribution des biens et services.

  • La nationalisation des banques, pour éviter les manipulations de l'oligarchie financière et pour exercer un contrôle total sur le crédit, et ainsi favoriser la production et les consommateurs.

  • La socialisation des moyens de production stratégiques, comme ceux de l'industrie agro-alimentaire, pour démanteler la structure monopolistique existante dans le secteur de l'alimentation (le groupe Polar par exemple)

  • Pour une réforme fiscale progressive, qui augemente les recettes fiscales sans que celle-ci en soit supportée par le peuple: supprimer l'IVA, impôt régressif et anti-populaire; augmenter les taux de l'Impôt sur le Revenu pour les capitalistes et supprimer toutes les exonérations dont ils bénéficient; supprimer les “Traités contre la Double Imposition”, qui favorise seulement les multi-nationales qui sont présentes au Vénézuela.

  • Pour une stratégie d'industrialisation qui permette le développement de l'économie productive nationale et qui puisse être complémentaire avec celle des pays adhérants de l'ALBA et de l'UNASUR, pour conquérir: la souveraineté et la sécurité alimentaire, la diversification de l'économie, pour créer des emplois décents et mettre fin aux échanges commerciaux inégaux avec les puissances impérialistes.

Nous devons renforcer l'organisation et la lutte des travaileurs et des travailleuses, pour créer le rapport de force nécessaire à la défense du processus révolutionnaire et de ses conquêtes, pour aller plus loin dans la révolution et avancer vers la construction du socialisme, comme phase historique précédant la société de pleine égalité, le Communisme.

 

UNITE de la CLASSE OUVRIERE POUR CONQUERIR LE POUVOIR ET CONSTRUIRE LE SOCIALISME!

 

Vive le 1er mai!

 

Parti des Communistes Mexicains: Vers un autre Premier Mai, radical, anticapitaliste, de classe

 

 

 

 

 

Vers un autre Premier Mai, radical, anticapitaliste, de classe

 

A toutes et tous les travailleurs urbains, ruraux et maritimes et participants à l'Autre Campagne.

 

A toutes et tous les adhérants de la Vième Déclaration de la Selva Lacandona et participants à l'Autre Campagne.

 

Considérant que

 

I. 2009 s'annonce pour les travailleurs comme une des pires années parmi les 80 dernières années. Le système capitaliste mondiale traverse, en ce moment, une de ses crises cycliques. A nouveau, on veut faire payer la surproduction de marchandises, la suraccumulation de capital et la baisse corrélée du taux de profit aux salariés, à la classe ouvrière en particulier. Cette fois, s'ajoute une crise commencée avec l'explosion d'une bulle de crédits impayables et d'hypothèques insolvables. Les gouvernements capitalistes n'ont pas reconnu ouvertement la crise. Toutefois, le gouvernement mexicain a sollicité l'obtention d'un prêt substantiel de 47 milliards de dollars à la Banque Mondiale qui finira par être payé par le peuple.


Mais il ne s'agit pas seulement d'une crise financière ou immobilière, ces expressions sont à peine la pointe de l'iceberg qui cache ce qui est dessous: une grande crise bancaire et industrielle. Les capitalistes ont déjà commencé à expulser des milliers de personnes de leurs maisons, en particulier en Amérique du Nord. Dans le monde entier, se mettent en place des restructurations ou des fermetures d'enteprises. Et surtout elles prennent la forme d'une vague de licenciements dans l'industrie. Des entreprises de tous les secteurs annoncent qu'elles vont mettre à la porte des millions de travailleurs. Seulement dans notre pays, dans le dernier trimestre, près de 400 000 travailleurs ont perdu leur emploi.


Ceci n'est pas seulement une crise du Modèle Néo-libéral, qui effectivement a perdu de son aura après 30 années de domination.


Cependant, en système capitaliste, les crises sont impossibles à éviter quelque soit le modèle d'accumulation choisi. L'extraction de plus-value, l'exploitation de la force de travail est ce qui fait fonctionner le système. A cette fin, on produit des millions et des millions de marchandises que plus personne ne peut acheter et c'est ainsi qu'arrive la crise. Le capitalisme, indépendant du fait qu'il prenne une forme étatiste ou libérale, n'offre aucune certitude quant à son propre avenir et à l'avenir de l'humanité.


Avec les licenciements suivent le chômage, la famine, l'insécurité sociale. S'ajoute à cela l'irrésistible dégradation de l'environnement. Le capitalisme emmène le monde à la destruction. Face à ce scénario, il y a une alternative historique: ou nous abattons le capitalisme ou celui-ci nous emporte le monde dans sa chute.


 

II. Dans notre pays la situation n'est pas différente. En plus des conséquences de la crise (qui arrive après 30 ans de gel des salaires et de perte du pouvoir d'achat) on connait déjà des conditions permanentes de surexploitation des travailleurs, qui se concrétisent par l'attaque sur les conditions de vie des travailleurs, par la casse des droits des travailleurs et des acquis en terme de sécurité sociale notamment; comme ce fut le cas pour les retraites, où on a vu des (soi-disant) assureurs dégager d'immenses bénéfices tandis que les travailleurs et les travailleuses « perdaient » leur retraite à la bourse; par la précarisation du travail, par l'absence totale de normes de sécurité et d'hygiène dans les lieux de travail, par la contre-réforme emmenée portée par la Loi Fédérale du Travail (LFT), par l'attaque sur les contrats de travail négociés collectivement, etc.


L'exemple le plus affreux qui met en évidence la manière dont est traitée la classe ouvrière au Mexique est celui des mineurs ensevelis depuis trois ans dans la mine 8, à Pasta de Conchos, à Coahuila. Dans ce qui fut un homicide patronal et qui jusqu'à ce jour est resté impuni, l'impunité continue à couvrir la négligence des entreprises, la complicité du gouvernement et du patron, qui sont à l'origine de l'accident.


Par ailleurs, l'ensemble du mouvement social est victime d'une répression étatique impitoyable et de la criminalisation de la contestation, sous le prétexte de la « lutte contre la criminalité », quand la criminalité la mieux organisée est justement celle qui est au gouvernement dans ce pays.


Pour les peuples indigènes zapatistes organisés, comme pour les indigènes des autres états, la guerre, le harcèlement, la répression, la militarisation et les duperies représentées par les programmes d'assistance gouvernementale destinés à diviser et détruire leur organisation autonome et indépendante. Pour les forces armées, au contraire, on offre de meilleurs salaires et de nouveaux armements, achetés grâce à l'argent de l'impérialisme états-unien à travers l'Initiative Mérida [version mexicaine du Plan Colombia].


Il est important d'évoquer la participation, la lutte et la résistance de toutes les femmes au Mexique et dans le monde pour de meilleures conditions de vie et de travail, qui ont décidé de participer à la lutte anti-capitaliste pour la transformation radicale de la société: travailleuses, ouvrières, indigènes, étudiantes, travailleuses du sexe, paysannes, artistes, car nous considérons comme essentiel l'organisation des femmes, au sein des organisations que nous sommes en train de construire et de mettre en place, en tant que classe exploitée, opprimée, maltraitée, oubliée, marginalisée, dévalorisée et réprimée.


A ceux qui affirment leur désaccord, on offre des matraques et des balles comme à Oaxaca et à Morelos, qui ont tenu une grève de plus de trois mois pour défendre l'éducation publique et leurs droits, lutte que le peuple de Morelos a mené comme un seul homme (parents, paysans pauvres, indigènes, etc.) et qui s'est étendue à d'autres Etats. Pour les mafieux comme Elba Esther Gordillo au contraire, c'est la fidélité et l'obéissance de ceux qui, comme Calderon, ont une dette envers eux.

 

La grève du Syndicat Indépendant des Travailleurs de l'Université Autonome Métropolitaine (SITUAM) a été lancée et soutenue par les travailleurs et travailleuses de base contre les attaques de leurs contrats de travail et de leurs dirigeants syndicaux. Finalement, isolés, harcelés, et sous la pression médiatique, la grève a été levée.

Pour les prisonniers politiques d'Atenco, des peines de plus de cent ans de prison. Pour les criminels comme Genaro Garcia Luna et Enrique peña Nieto, l'impunité totale, et pour ceux qui se rendent complices de la répression et de l'impunité générale comme les Ministres de la Cour Suprême de Justice de la Nation (SCJN), on offre des salaires de millionaires, choquants pour le reste de la population qui n'arrive pas à boucler les fins de mois.


Les partis politiques, qui ne sont que des soutiens subalternes du capitalisme prédateur qui réduit à la misère plus de 70 millions de mexicains, continuent à bénéficier de budgets se chiffrant par milliards, aux dépends d'un peuple réduit à la famine.

 

 


 

III. Toutefois, comme cela se passe dans le reste du monde, la classe ouvrière et les travailleurs ne baissent pas les bras, ils résistent et luttent contre le capitalisme. Au Mexique, depuis trois ans certains travailleurs se sont rassemblés avec d'autres secteurs de la société, en particulier avec les indigènes zapatistes, dans le cadre de l'Autre Campagne.


Nous en faisons partie en tant que Secteur National depuis 2006, Nous avons réalisé trois Rencontres Nationales Ouvrières et une première grande Assemblée Nationale. Les accords les plus importants que nous sommes parvenus à obtenir, à part la constitution en tant que Secteur National, ont été en premier lieux les avancées dans la construction d'une organisation des travailleurs et des travailleues urbains, ruraux et maritimes qui parte de la base, de gauche, anti-capitaliste, anti-patriarcale, qui lutte pour l'appropriation des moyens de production, indépendante du corporatisme ou du néo-corporatisme syndical, de l'Etat et des partis bourgeois; qui s'inscrivent dans la lignées de la Sixième Déclaration de la Selva Lacandona et de l'Autre Campagne. Et, deuxièmement, apporter notre contribution au Programme National de Lutte de l'Autre Campagme, sur des positions de classe et anticapitaliste, contribution que nous avons rendu publique et que nous continuons à discuter car elle reste à l'état de proposition


Nous convoquons:


La Seconde Asemblée Nationale des Travailleurs et Travailleuses urbains, ruraux et maritimes, de l'Autre Campagne, adhérants de la Sixième Déclaration de la Selva Lacandona (SDSDL).


Qui se tiendra:


A Mexico le 1er et 2 mai 2009

http://www.comunistas-mexicanos.org/

 

 

Retour à l'accueil