Bethléem : répression israélienne d'une manifestation pacifique contre le Mur de la Honte

 

undefinedLes fêtes de Noël attirent l’attention d’une partie du monde sur Bethléem, lieu supposé de la naissance de Jésus Christ. Elles permettent de diriger un peu de lumière sur l’oppression quotidienne que subit le peuple palestinien et ses conséquences dramatiques. Vendredi 21 décembre, un groupe de manifestants protestaient pacifiquement contre le Mur de « séparation » qui enserre presque complètement Bethléem comme le reste de la Cisjordanie. L’un était symboliquement habillé en Père Noël et distribuait des jouets. Ils ont été violemment chassés (source AFP - photo). A défaut de pouvoir justifier leur « Mur de la honte », les autorités israéliennes s’efforcent d’imposer un mur du silence.

Sur à terme 650 kilomètres, cette barrière de béton de 10 mètres de haut enferme les Palestiniens, séparent les villages et les familles, entravent tous les déplacements. Construite en territoire palestinien, elle annexe des milliers d’hectares de terres à Israël, entre autres de larges zones en périphérie de Jérusalem. Israël viole une fois de plus effrontément le droit international et les résolutions de l’ONU.  « Apartheid », « Réserves indiennes », « bantoustans », ces tristes références historiques correspondent exactement à la réalité d’aujourd’hui que subissent les Palestiniens. Comme la colonisation.

La conférence d’Annapolis le 27 novembre, sous l’égide des Etats-Unis, à l’exclusion explicite de l’ONU, prétendait examiner les sujets de « différends » entre le gouvernement israélien et l’Autorité palestinienne. L’un des seuls engagements d’Israël était le « gel » de sa politique colonialiste. Depuis, le gouvernement israélien a programmé et budgétisé l’installation de 740 familles de nouveaux colons en Cisjordanie.

Face à une telle injustice, aux menaces pour la paix dans le monde que porte la situation au Proche-Orient, le devoir de tous les progressistes français est plus que jamais de contribuer à briser le mur du silence en France, à combattre l’alignement de Sarkozy sur l’axe Washington Tel-Aviv. La France a un autre rôle à jouer que celui de comparse de Bush et Olmert.


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