ismaelfrancisco05-580x760« Renoncer au Parti serait faire le jeu de la marchandisation de la politique »

 

 

Extraits du discours de clôture de Raul Castro lors de la Conférence nationale du Parti communiste cubain

 

 

Traduction AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/



« Si nous avons choisi, souverainement, avec la participation et le soutien du peuple, l'option de Marti du parti unique, notre mission est de promouvoir la démocratie la plus large dans notre société, en commençant par donner l'exemple dans les rangs du parti », a déclaré le général de l'armée Raúl Castro dans sa conclusion de la première Conférence nationale du Parti.

Il a ajouté que cela impliquait  de « susciter un climat de confiance maximale et de créer les conditions requises à tous les niveaux pour l'échange d'opinions le plus large et sincère, tant au sein de l'organisation que dans ses liens avec les travailleurs et la population. »

Le premier secrétaire du Comité central a défendu l'idée que « les divergences soient accueillies avec bienveillance et respect,  y compris dans les médias de masse ».

Il a déclaré que la presse devait rentrer dans ce débat « avec le sens de la responsabilité et de la plus stricte véracité, non à la façon bourgeoise, pleine de sensationnalisme et de mensonges, mais avec objectivité ».

Raul a fait un bilan des textes adoptés par la Conférence et a réaffirmé que « la seule chose qui peut conduire à la défaite de la Révolution et du socialisme à Cuba, serait notre incapacité à éradiquer les erreurs commises en plus de cinquante ans depuis le 1er janvier 1959, et les nouvelles qui peuvent se produire à l'avenir. »

Il a insisté : « Il n'a pas existé et il n'existera pas de Révolution sans erreurs, car elles sont œuvre de l'action et de peuples qui ne sont pas parfaits. »

Nous ne renoncerons pas à notre Parti

Le premier secrétaire a lancé une mise à garde à ceux qui « ont caressé le rêve que la Conférence consacre le début du démantèlement du système politique et social hérité de la Révolution », que « renoncer au principe d'un seul parti équivaudrait, tout simplement, à légaliser le parti ou les partis de l'impérialisme, sur notre sol et à sacrifier l'arme stratégique de l'unité des cubains, qui a concrétisé les rêves d'indépendance et de justice sociale pour lesquels ont lutté des générations de patriotes, de Hatuey à Céspedes, Martí y Fidel ».

Il a ajouté que « sans le moindre manque de respect à tout autre pays avec un système pluri-partite », à Cuba « nous défendons le système du parti unique face au jeu de la démagogie et de la marchandisation de la politique. »

Plus de 800 militants ont participé en cette fin de semaine à la Première conférence nationale de l'organisation et ont appuyé une résolution qui réaffirme le rôle du Parti dans la mise en œuvre des directives du VIème Congrès du PCC, liés à l'actualisation du modèle économique cubain.

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