Pce19En Extrémadure , la direction d’Izquierda Unida confirme l’exclusion des communistes qui envisagent la formation d’une liste autonome pour les élections locales

 

Article AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

 

La lutte des communistes espagnols pour leur indépendance vis-à-vis d’Izquierda Unida continue.

 

Dans les derniers mois, nous avons mis en avant l’exemple des Asturies où les communistes sont exclus depuis 2005 d’Izquierda Unida et luttent pour récupérer leur souveraineté pleine et entière et pour reconquérir le droit de se présenter en tant que communistes, ce qui serait une première en Espagne depuis 1986.

 

Mais la situation en Extrémadure montre que le cas Asturien n’est en aucun cas isolé.

 

 

Les communistes d’Extrémadure exclus depuis 2007 partisans d’une liste communiste autonome

 

 

En 2007, les principaux dirigeants du Parti communiste d’Extrémadure (PCEx) sont exclus d’Izquierda Unida (IU) coupables d’avoir préférés la reconstruction du Parti communiste à la refondation d’Izquierda Unida.

 

Depuis, les relations entre les communistes et le groupe dirigeant d’IU sont des plus conflictuelles, et si la rupture est consommée dans les faits, le point de non-retour n’était pas encore atteint aussi nettement qu’en Asturies.

 

A l’approche des élections locales de 2011, les dirigeants communistes Extrémaduriens – poussés par leur base militante – envisageaient donc logiquement de présenter des listes hors d’IU, suivant la ligne préconisée par leurs camarades Asturiens.

 

 

La direction nationale du PCE appuie la « refondation d’Izquierda Unida » contre la lutte des communistes d’Extrémadure pour leur autonomie !

 

 

Or, la direction nationale du PCE n’a pas apporté son soutien à sa fédération en Extrémadure dans son combat contre les anti-communistes d’Izquierda Unida.

 

Elle est même allé jusqu’à faire pression sur la direction du PCEx, pourtant exclue d’IU en 2007, pour proposer un « traité de paix » qui prendrait la forme d’une liste unitaire PCEx/IU où la liste de tête serait non-communiste et le numéro 2 le secrétaire–général du PCEx, Cristobal Guerrero.

 

Le 6 février, la direction du PCE faisait voter devant le Conseil national une résolution interdisant aux communistes de monter des listes indépendantes identifiées au Parti et donnant comme consigne de se ranger partout derrière les candidatures et les listes d’IU.

 

Seuls les dirigeants fédéraux d’Extrémadure et des Asturies ont voté contre cette résolution.

 

 

La direction d’IU persiste dans l’anti-communisme, les communistes d’Extrémadure vers une liste indépendante

 

Prête à tous les renoncements pour sauver une Izquierda Unida au bord de l’éclatement, la direction nationale du PCE n’a malgré tout pas mesuré l’étendue de l’anti-communisme régnant dans les fédérations d’IU.

 

La direction d’Izquierda Unida a ainsi refusé l’accord proposé par le PCEx, sous pression de la direction nationale, et a confirmé l’exclusion des communistes des listes que présentera IU localement.

 

« Aucun accord ne les intéresse. Pas plus que le PCEx ne les intéresse. Il semble qu’il recherche l’épreuve de force lors de ces élections », a déclaré Cristobal Guerrero ; secrétaire-général du PCEx. Il a confirmé qu’aucun communiste ne serait sur les listes d’IU et que le PCEx ne soutiendrait évidemment pas la liste présentée par IU.

 

Alors que la base du Parti en Extrémadure pousse pour la présentation d’une liste communiste autonome, la direction du PCEx admet qu’elle envisage désormais de présenter une liste autonome d’IU, bien que les questions de statuts contraignent le PCEx à se présenter sous un autre nom que celui de communiste.

 

L’expérience en Extrémadure et dans les Asturies de la lutte ouverte entre communistes et anti-communistes d’Izquierda Unida, et de la difficile reconstruction du PCE hors d’IU met en évidence la nature anti-communiste et liquidatrice d’IU et le danger que constitue ce « piège à communistes » pour ceux qui veulent faire vivre et renforcer le PCE.

 

Plus que jamais est nécessaire la reconstruction d’un PCE dont le peuple d’Espagne a besoin pour lutter contre la politique du capital !

 

 

 

 

 

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