Hommages à Camilo Cienfuegos pour le 50ème anniversaire de la mort du « Señor de la Vanguardia  »

 

Introduction et Traductions AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

A l'occasion de la commémoration du 50 ème anniversaire de la mort de Camilo Cienfuegos, le gouvernement Cubain a décidé de rendre un hommage à la hauteur de sa contribution à la révolution cubaine: le portrait du héros de la Révolution orne désormais la façade du ministère de l'intérieur sur la place de la Révolution de la Havane, aux côtés du portrait du Che, Ernesto Guevara.

 

On ne peut saisir le personnage de Camilo Cienfuegos si on occulte toute la complexité de sa personnalité, à la fois personnage truculent et héros révolutionnaire, l'Homme aux mille anecdotes et le « Señor de la Vanguardia ».

 

Ici nous publions donc son dernier discours, qui a valeur de testament politique ainsi qu'une petite anecdote

 

AC


 

Dernier discours de Camilo Cienfuegos, le 26 octobre 1959:

 

« Aussi massives que la Sierra Maestra, sont désormais la fierté, la dignité et la valeur du peuple de Cuba réuni ici en nombre devant ce palais, aujourd'hui révolutionnaire, du peuple de Cuba.



Aussi massif que l'invincible Pic Turquino, est aujourd'hui et sera toujours le soutien de ce peuple cubain à la Révolution qui s'est faite pour ce peuple cubain.



Nous montrons cet après-midi que peu importent les trahisons sournoises et lâches dont ce peuple et cette Révolution peuvent être les victimes, peu importe les avions mercenaires pilotés par des criminels de guerre et protégés par les puissants intérêts du gouvernement nord-américain, car ici existe un peuple qui ne se laissera pas tromper par les campagnes lancées par les ennemis de la Révolution, car le peuple cubain sait que pour chaque traître qui se démasque il y aura des milliers de soldats rebelles qui seront prêts à mourir pour défendre la liberté et la souveraineté que ce peuple a conquis.



Parce que pour abattre cette Révolution cubaine il faudra abattre tout un peuple, et cela vient à arriver les vers de Bonifacio Bryne deviendront une réalité: « Même réduits en morceaux/ vous verrez mon drapeau un jour.../ et nos morts levant les bras/ sauront encore le défendre, toujours! »



(…) que ceux qui envoient ces avions, que ceux qui les pilotent, ne pensent pas que nous allons nous mettre à genoux devant eux et que nous allons nous incliner. A genou nous nous mettrons, et la tête nous baisserons le jour où en posant le pied sur la terre cubaine, vingt-mille cubains seront là pour dire: « Frères, la Révolution est faite, votre sang n'a pas coulé en vain! »

 


Anecdote datant d'avant la révolutionUn petit écriteau qui disait: « COMMUNISTE »


 

Un jour de janvier, je me rendis au Parc Central, où se déroulait une sorte de parade policière, ils étaient une dizaine, et n'autorisaient pas que des groupes entrent dans le Parc. Mais je réussissais à rentrer. Quand je me suis approché de la statue de l'Apôtre [José Marti], lui rendant un hommage silencieux et pensant à l'état de la terre pour laquelle il est mort, deux policiers s'approchèrent de moi brandissant leurs gourdins menaçants, je m'éloignais, nous attendions tous l'arrivée d'Echevarria, les ordres étaient que tout le monde devait se rassembler dès qu'il ferait son apparition. Il est arrivé par le Prado dans une voiture, avec d'autres camarades, en portant une couronne mortuaire, à partir de ce moment, la police a matraqué tous ceux qui tentaient de s'approcher. Echevarría et les autres se battaient au corps à corps avec la police, la couronne pour l'Apôtre, en mille morceaux par terre.

 

Je me trouvais devant l'Asturien [le Centre Asturien]. Tandis que je courrais vers le lieu de l'incident, trois « civils » m'ont attrapé et m'ont roué de coups, et ils m'ont mis dans un fourgon blindé. Quand ils en eurent fini, ils nous emmenèrent dans les bureaux du BRAC, le Bureau de Répression des Activités Communistes, tout en continuant à nous donner des coups pendant que nous montions dans le fourgon.



Une fois à l'intérieur, ils m'ont donné un coup de pied en plein visage. Nous avons passé six heures au BRAC, ils ont pris nos empreintes, nous ont posé mille questions et nous ont libéré avec un petit écriteau qui disait: « COMMUNISTE ». Voilà l'hommage que rendit la dictature à MARTI sur sa terre natale.



Lettre de Camilo Cienfuegos à José Antonio Pérez, ami cubain qui résidait alors aux Etats-Unis.



Extrait du livre « El Hombre de las mil anecdotas » de Guillermo Cabrera Alvarez disponible sur le site de CubaDebate

 

Site de CubaDebate: http://www.cubadebate.cu/

Retour à l'accueil