KPRF_logo_color.jpgLe Parti communiste russe continue sa progression électorale avec près de 22% aux élections régionales partielles de mars et est en bonne position pour prendre la région d’Orel

 

Article BL/AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

Tous les six mois, les citoyens russes sont appelés aux urnes pour élire leurs représentants dans diverses Assemblées locales de plusieurs sujets de la Fédération. Ce 13 mars, dix régions étaient en jeu, Petrozavodsk (Carélie), Syktyvar (République des Komis), Stavropol, Vladimir, Kaliningrad, Kemerovo, Orel, Saratov, Khanty-Mansiysk et Perm.

 

Toutes les circonscriptions n’étaient pas soumises au même scrutin. Dans six de ses sujets de la Fédération (Petrozavodsk, Kaliningrad, Kemerovo, Orel, Khanty-Mansiysk, Perm) dominait un scrutin majoritaire uninominal classique tandis que les quatre autres (Syktyvar, Stavropol, Vladimir, Saratov) étaient régis par un système mixte panachant le scrutin majoritaire uninominal avec une proportionnelle par liste.


 

22% pour le Parti communiste face à un pouvoir et une opposition officielle en plein effrittement électoral


 

Le résultat agrégé sur les dix scrutins réalisé par le Parti communiste révèle une dynamique extrêmement positive puisque avec 21,7% des voix, le KPRF s’installe plus que jamais comme la deuxième force politique du pays et la seule alternative au pouvoir autocratique de Russie unie. Il obtient un de ses meilleurs scores sur les derniers scrutins du même type, seulement égalé par le résultat obtenu en mars 2010.

 

Comparativement, l’hégémonie de Russie unie sur la vie politique russe continue de s’effritter en dépit de la fraude habituelle et du contrôle politique exercé sur le scrutin. Dans les quatre scrutins soumis à la proportionnelle, Russie unie passe sous la barre des 50% (49,6% à comparer, toutes choses égales par ailleurs, au 58,7% d’octobre 2010).

 

Du côté des deux autres partis majeurs, Russie juste (parti de centre-gauche créé par le pouvoir pour créer une opposition de façade) avec 10,4% obtient son plus mauvais score des cinq derniers scrutins tandis que le parti d’extrême-droite dit libéral-démocrate connaît une légère remontée avec 13,3% des voix.


 

Le Parti communiste représenté dans les Assemblées de presque tous les sujets garde l’espoir de gagner Orel


 

Le point positif de ce scrutin pour le KPRF est qu’il obtient une représentation aux Assemblées de huit des dix sujets en jeu.

 

Le KPRF serait même en passe de conquérir la majorité au Conseil régional d’Orel, où le Parti communiste a gagné 17 des 38 circonscriptions en obtenant un score moyen remarquable de 37%.

 

Excellent résultat également dans la ville de Vladimir où, avec 29% des voix, le KPRF talonne Russie unie (35%) qui réalise là son plus mauvais score de la journée électorale.

 

Ailleurs, le Parti communiste se rapproche de Russie unie également à Stavropol, avec 24% des voix contre 38% pour le parti du pouvoir. Il réalise un très bon score à Kaliningrad avec 28% des voix et 3 élus, à Petrozavodsk avec 25% des voix et 5 élus et parvient tout de même à obtenir un élu à Perm avec seulement 16,5%.


 

D’excellents résultats minorés par un scrutin injuste et une fraude massive bien qu’inégale


 

Toutefois, le Parti communiste a encore une fois subi les conséquences d’un système électoral injuste qui fait la part belle au scrutin majoritaire et cantonne la proportionnelle, au mieux, à une place subalterne dans le cadre d’un scrutin mixte.

 

Cela explique pourquoi les communistes seront absents de deux assemblées locales où pourtant ils avaient réalisé de bons scores, à Kemerovo (18,4%) et Khanti-Mansiysk (22,2%).

 

Comme le note une de fois le KPRF, la fraude a été massive lors de ce scrutin bien qu’inégalement répartie. En effet, il explique la différence non-négligeable entre le score atteint dans les sujets à scrutin majoritaire (23,2%) et ceux à scrutin mixte (19,9%) par l’incidence de la fraude.

 

En effet, d’après les communistes, le scrutin mixte – avec une bonne dose de proportionnelle – aurait contraint le pouvoir à abuser de la fraude pour s’assurer d’une représentation majoritaire à l’Assemblée, là où dans les scrutins majoritaires uninominaux il suffisait pour « Russie unie » de remporter la première place pour gagner l’élection.

 

Malgré les pratiques bureaucratiques frauduleuses d’un pouvoir autocratique au service d’une poignée d’oligarques, le Parti communiste représente de plus en plus, aux yeux du peuple russe, la seule réelle alternative à la mainmise du capital sur le pays.

 

Vingt ans après la criminelle dissolution de l’URSS provoquée par un Gorbatchev qui achève ses derniers jours dans l’indifférence et le mépris du peuple Russe, le communisme représente pour une part de plus importante du peuple russe l’avenir de la nation !

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