mupiout2010Le PC portugais dénonce dans le nouveau plan d'austérité un « programme de ruine économique et de misère sociale » et propose une alternative à construire dans la lutte

 

 

Traduction AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/



Mesures annoncées dans le nouveau plan d'austérité :



Plus d'exploitation pour les travailleurs:



  • Licenciements facilités et moins onéreux ;



  • Fin du paiement des heures extraordinaires ;



  • Généralisation de la précarité avec le contrat unique ;



  • Licenciements en masse notamment dans la fonction publique ;



Moins de revenus pour les travailleurs et les retraités :



  • baisse des salaires et des retraites ;



  • augmentation de l'IRS (impôt sur le revenu) et de l'IMI (taxe foncière municipale) ;



  • diminution des allocations sociales ;



  • réduction de la durée et du montant des allocations-chômage ;





Augmentation des prix des biens et services essentiels:



  • Augmentation de l'IVA (TVA) : alimentation, restauration, électricité et gaz ;



  • Augmentation du ticket modérateur et des déremboursements ;



  • Augmentation des billets et pass sociaux pour les transports ;



  • Augmentation des loyers et des prêts immobiliers ;



cartaz 1 corPlus de privatisations et de fermetures de services publics :



  • Privatisation des Correios (Poste), de l'EDP (Électricité), de la REN (Réseaux d'électricité) , de la GALP (Gaz), d'une partie de la Caixa Geral de Depósitos (Caisse des Dépôts) ;



  • Privatisation des transports publics : le Métro, CARRIS (tramway et bus de Lisbonne), la STCP (Transports urbains de Porto), TAP (Air portugal), des lignes de chemin de fer, des aéroports et des ports ;



  • Fermetures d'écoles, de services de santé, de tribunaux, de postes de police et de la Garde nationale républicaine ;



Plus de profits et de privilèges pour les Banques et les grands groupes :



  • Préservation de tous les avantages fiscaux pour le capital ;



  • 12 milliards d'euros d'aides et 35 milliards de garanties pour les banques ;



  • Financement des grands groupes économiques en réduisant leurs cotisations à la Sécurité sociale ;



  • La BPN (Banco Português de Negócios) livrée au privé, laissant l’État régler les pertes ;



Vol de la prime de Noël :



Le premier-ministre Passos Coelho a déjà annoncé son intention de retirer aux travailleurs et aux retraités une partie de la prime de Noël. Il s'agit d'une mesure, dissimulée durant la campagne électorale, qui enlèvera près de 800 millions d'euros à ceux qui vivent de leur salaire ou de leur retraite.



Un tableau social désolant :





Le chômage augmente :



Le nombre actuel de chômeurs bat tous les records historiques enregistrés depuis le 25 avril 1974 :



  • le taux de chômage a augmenté de 11,1 à 12,4% au premier trimestre 2011 ;



  • le nombre officiel de chômeurs est passé de 619 000 à 688 900 ;



  • si on ajoute les inactifs, qui ne recherchent pas de travail aux agences pour l'emploi et ceux qui ne travaillent que quelques heures, on en déduit qu'il y a plus d'un million de portugais, soit 17,7% de la population active, qui n'ont pas d'emploi ;



  • L'allocation chômage n'est versée qu'à 293 000 personnes, ce qui correspond à 42,6% des chômeurs officiels ;



  • Avec l'application des « mesures d'austérité », qui provoqueront une récession économique encore plus importante, il est prévu que le taux officiel de chômage atteigne les 14% en 2013 ;



  • Le taux réel de chômage pourrait ainsi atteindre près de 20% de la population active en 2013, soit plus d'un million cent mille portugais privés du droit au travail ;



  • En dépit de la progression de ce fléau, l'aide aux chômeurs sera réduite de 150 millions d'euros ;



La pauvreté de plus en plus répandue :



En parallèle à la hausse du chômage, la pauvreté, la misère et la faim sont de plus en plus répandus au Portugal, mais les aides sociales aux plus défavorisés continuent d'être diminuées :



  • 97 000 personnes ont déjà perdues le droit au RSI (Revenu social d'insertion) dans les trois premiers mois de l'année. Le nombre de bénéficiaires du RSI est passé de 428 000 à 331 000 ;



  • Près de 20% des étudiants (plus de 12 000) ont perdu leur droit à la bourse) ;



  • Plus d'1 million 500 000 enfants et jeunes ont perdu et connu une diminution des allocations familiales en 2010 ;



  • Plus de 13 000 enfants ont perdu la revalorisation des allocations familiales due à leur handicap ;



  • Au moins 2 millions de portugais (1 sur 5) sont sous le seuil de pauvreté, vivant avec moins de 360 euros mensuels ;



  • Selon l'accord signé avec la troika, les dépenses liées aux aides sociales seront réduites de 350 millions d'ici 2013 ;



  • Les dépenses liées au Service national de santé seront coupées de 925 millions d'euros, ce qui signifie une augmentation des tickets modérateurs, des déremboursements, etc.



  • Sans les pensions et les aides sociales de l’État, plus de quatre millions de portugais (un tiers de la population) seraient condamnés à la pauvreté ;



Les inégalités se creusent :



Le fossé entre les pauvres et les riches au Portugal est le plus important de l'Union européenne :



  • Les revenus des 2 millions les plus riches sont près de sept fois plus supérieurs à ceux des 2 millions les plus pauvres ;



  • Le groupe des 2 millions les plus pauvres ne gagne que 7% des revenus nets des ménages ;



  • Le groupe des 2 millions les plus aisés absorbe 45% des revenus nets des ménages ;



  • Les 100 portugais les plus riches ont accru leur fortune d'un tiers en 2010, quand la plupart des travailleurs ont vu leurs salaires gelés ou avec des revalorisations minimes ;



logo portugal a produzir corLe pays a besoin d'une autre voie, avec le PCP, il est possible de sortir de la crise :



La sortie de la crise nécessite une rupture avec les intérêts des plus riches et des puissants et une politique patriotique et de gauche qui s'oppose aux injustices et au déclin national. La politique défendue par le PCP préconise :



  • Augmentation des salaires et des retraites, notamment du salaire minimum national aux 500 euros dès 2011 (en maintenant l'objectif de 600 euros en 2013) et des retraites de 25 euros ;



  • Lutte contre la précarité, notamment avec la conversion des travailleurs autonomes (recibos verdes) en véritables contrats de travail ;



  • Valorisation de la production nationale avec plus d'investissements publics, une aide aux PME, le contrôle des importations, des quotas obligatoires de produits nationaux dans les grandes surfaces ; des prix maximum dans l'énergie et le crédit ;



  • Renégociation de la dette publique (échéances, taux, montant), en empêchant le pillage des ressources nationales ;



  • Taxation des grands groupes économiques avec un taux réel de l'Impôt sur les sociétés de 25% pour les banques, une imposition sur les grandes fortunes et la spéculation boursière ;



  • Restauration immédiate des allocations sociales supprimées, en particulier les allocations familiales, les allocations-chômage et les bourses d'étude ;



  • Renforcement de l'investissement public, défense du Service national de la santé, de l’École publique et de la Sécurité sociale ;



  • Lutte contre les privatisations, fin des partenariats public-privé, défense et renforcement des entreprises publiques.



pcp3Refuser la régression sociale : agir et lutter !



Le PCP se bat pour la défense des intérêts des travailleurs, de la jeunesse et du peuple et n'accepte pas la soumission croissante du Portugal aux grandes puissances de l'Union Européenne, comme l'Allemagne.



Le PCP refuse la liquidation du contenu démocratique et progressiste inscrit dans la Constitution de la République et lutte pour le développement économique et le progrès, pour l'amélioration des conditions de vie de la population, pour un avenir pour le Portugal.



Seule la lutte des travailleurs, des populations, des jeunes, des retraités, des agriculteurs, des petits entrepreneurs peut mettre en échec les politiques de droite, faire obstacle à l'aggravation de l'exploitation, défendre et revendiquer les droits.



Dans cette lutte, les travailleurs et le peuple portugais peuvent compter sur le PCP – le parti de la liberté, de la démocratie et du socialisme.

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