rompuyLe président de l'UE vend la mèche: la crise grecque doit servir de pédagogie pour les autres Etats-membres


 

Article du Morning Star, quotidien du PC de Grande-Bretagne, du 18 février


 

Traduit par MA pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/


 

UE-barbelésUn rapport élaboré par le président de l'UE indique que Bruxelles a l'intention d'utiliser la crise de la dette en Grèce pour justifier le fait que l'UE dessaisira encore plus les Etats-membres de leur pouvoir économique.

 

Dans un rapport non-publié, distribué aux gouvernements la semaine dernière, le président de l'UE Herman Van Rompuy en a appelé à un nouveau mode de gestion de l'UE basé sur une plus forte « gouvernance économique ».

 

Bruxelles aurait un plus grand contrôle sur la manière dont les Etats-membres gèrent leurs économies nationales, avec le pouvoir d'imposer des coupes dans les dépenses sociales et de s'attaquer à la législation protégeant les droits des travailleurs, allant bien au-delà de sa compétence actuelle de surveillance des budgets.

 

Dans le rapport, qui a été obtenu par les médias mercredi, M.Van Rompuy affirme que les Etats-membres ne peuvent plus se permettre d'avoir un système de retraites géré par l'Etat ou d'assurer une couverture médicale universelle.

 

Il a suggéré, et cela ne présage rien de bon, qu'une fenêtre pour « des réformes majeures » a été ouverte par la crise de la dette Grecque, qui a ébranlé l'UE et a démontré les limites du pouvoir de l'UE, dans sa capacité à coordonner les dépenses publiques des 16 Etats partageant la même monnaie.

 

Le très controversé Traité de Lisbonne qui est entré en vigueur en décembre dernier a consolidé l'UE comme un bloc économique et politique engagé dans la poursuite de politiques néo-libérales.

 

Le professeur d'économie Pier Paolo Benigno, de l'Université LUISS à Rome, a affirmé qu'« aller plus loin dans l'abandon de notre souveraineté sur les dépenses publiques pourrait être une bonne chose – être pieds et poings liés avec l'Europe disciplinerait nos décideurs politiques ».

 

Mais Sarah Gaskell du think tank Open Europe a fait remarquer que les propositions de M.Van Rompuy ressemblent fortement à une « prise de pouvoir ».





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