Europe-unie-contre-bolchevisme.jpgLes députés européens du PC Grec dénoncent l'escalade de l'offensive anti-communiste menée par l'UE visant à priver les peuples de la seule alternative réelle au système capitaliste


Traduction AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/



Dans sa déclaration dénonçant l'escalade de l'hystérie anti-communiste par l'UE, le groupe parlementaire européen du KKE note que: « le groupe parlementaire européen du KKE dénonce la nouvelle escalade de l'hystérie anti-communiste menée par le Conseil de l'UE, la commission européenne et le personnel politique de la bourgeoisie au Parlement européen. Le rapport de la Commission concernant la « Mémoire des crimes commis par les régimes totalitaires en Europe » - COM (2010)783 – place sous sa protection le groupe réactionnaire anti-communiste qui s'est formé au Parlement européen pour la « réconciliation des histoires européennes », et qui a organisé le 2 février une nouvelle rencontre anti-communiste avec des représentants de l' « Institut pour l'étude des régimes totalitaires ». La commission avec son rapport dresse un plan cohérent pour une offensive anti-communiste, dans la lignée de la décision du Conseil européen aux Affaires générales, du 16 juin 2009, qui a déclaré l'anti-communisme idéologie officielle et « valeur » de l'UE.



Il salue et soutient ouvertement l'arsenal légal qu'une série d'états-membres de l'UE ont créé tels la République tchèque, la Pologne, la Hongrie, la Lituanie et la Lettonie.Ces pays ont également interdit les symboles communistes et criminalisé l'idéologie communiste ainsi que la libre expression et la diffusion de ces idées.



Il salue toutes les initiatives anti-communistes prises par les diverses bourgeoisies des Etats-membres de l'UE (« La déclaration de Prague », la conférence sur les « crimes du communisme » etc.). Il dresse un plan de financement de plusieurs millions d'euros pour des programmes destinées à calomnier le socialisme et à falsifier la vérité historique par tous les moyens disponibles. A travers le financement d'organisations anti-communistes, d'universités et d'instituts de recherche pour l'étude des « crimes du communisme », le financement de films, de livres et de matériels audio-visuels. Il intègre l'anti-communisme au « curriculum », aux « programmes d'apprentissage continu » des adultes, et fait partie « des compétences civiques des élèves ».



Il propose que les états-membres qui n'ont pas encore instauré le 23 août comme le « Jour du souvenir des victimes du Stalinisme et du Nazisme » le fassent, et il a décidé de fonder et de financer la « Plate-forme de la mémoire et de la conscience Européenne » qui rassemblera des « corps universitaires, des chercheurs et des experts indépendants » afin d'échanger leurs « meilleures expériences » pour ce qui est de l'anti-communisme et pour promouvoir la calomnie des idées communistes et du socialisme par le biais de « programmes éducatifs » dans les états-membres de l'UE.



Dans le même temps,la Commission menace toujours de créer une législation criminelle valable dans toute l'UE qui persécuterait ouvertement l'idéologie communiste et ferait de la défense du socialisme un crime.



Cette campagne anti-communiste vise avant tout la conscience de la jeunesse. Elle va de pair avec l'offensive barbare de la ploutocratie contre la vie et les droits de la classe ouvrière dans toute l'UE. Cette attaque envers les communistes et les partis communistes Marxistes-Léninistes vise l'avant-garde du mouvement syndical sur des positions de classe; elle vise à nier le renforcement de la contre-attaque populaire. La mémoire historique des bourgeois – qu'ils souhaiteraient préserver – semble être très limitée. Cet anti-communisme grossier, les crimes et les persécutions de la classe bourgeoise contre les communistes ne sont pas parvenus à supprimer la lutte de classes dans le passé. Et ils n'y parviendront pas plus maintenant.



Le timing de cette escalade de l'offensive anti-communiste de la part de l'UE n'est pas un hasard. La classe ouvrière et les couches populaires ont accumulé beaucoup d'expérience avec la crise capitaliste. La ploutocratie, dans toute l'UE, est préoccupée par l'intensité et la profondeur de la crise capitaliste et les réactions populaires dans les Etats-membres, tout comme les soulèvements populaires en Égypte, en Tunisie, et en Algérie etc.Elle réalise que la nature odieuse de l'UE et de ses alliés devient de plus plus évidente aux yeux des forces ouvrières-populaires, tout comme le caractère barbare du système capitaliste exploiteur et son déclin. La nécessité historique de son renversement devient de plus en plus manifeste, le passage de l'humanité de la barbarie de l'exploitation au domaine de la liberté, le socialisme et le communisme.

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