pc asturiasLes dirigeants et militants communistes Asturiens « suspendus » par la direction nationale du PCE coupables d'avoir présenté une liste communiste contre Izquierda Unida !

 

 

 

Article AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/



Le Comité fédéral du PCE (équivalent du Conseil national) devait statuer avant-hier sur le sort à réserver aux communistes asturiens qui se présentaient, aux prochaines élections municipales et régionales, sous une liste communiste de rassemblement contre la liste Izquierda Xunida (Fédération asturienne d'Izquierda Unida) soutenue par la direction nationale du PCE.



Il a tranché à 65 voix contre 21 pour la suspension du parti des dirigeants du PC Asturiens présents au Comité fédéral, de l'exécutif du PCA et de près de 200 militants du PCA qui se présentent sur les listes communistes.



Il convient de rappeler qu'il y a deux semaines de cela, le secrétaire d'Izquierda Xunida Jesus Iglesias avait demandé à la direction nationale du PCE de « prendre les mesures opportunes » envers les communistes qui se présenteraient contre Izquierda Unida. Il avait même poussé la menace jusqu'à affirmer que « sur les autres listes que la nôtre, il ne pourra y avoir que des anciens communistes ».



Deux semaines plus tard, force est de constater que la direction nationale du PCE a obéi fidèlement aux ordres des directions régionale et nationale d'Izquierda Unida quitte à désavouer sa propre base militante en Asturies, et à ouvrir la porte à une exclusion collective de la fédération.



A faire des véritables communistes Asturiens des « anciens communistes » et des liquidateurs du communisme, ceux qui pourront parler en leur nom et décider de leur sort à leur place.



Car il s'agit bien d'un processus préalable à une purge dans la fédération, même si la direction nationale du PCE prétend le contraire. En effet, la condition de la réintégration des militants et dirigeants du PC Asturien est simple, abjurer ses convictions communistes, rejoindre Izquierda Unida:



« En tant que PCE, nous avons bien exprimé le fait que nous ne voulions expulser personne mais, au contraire, compter sur les communistes des Asturies pour renforcer IU en Asturies et renforcer les progrès réalisées dans la politique d'IU tel que cela a été adopté au Congrès du PCE, en concertation avec la direction fédérale d'Izquierda Unida. »



Impensable pour les militants communistes Asturiens qui affrontent depuis six ans l'anti-communiste viscéral et méthodique de la direction régionale d'Izquierda Xunida. Expulsés en 2004 d'Izquierda Xunida, les communistes Asturiens étaient coupables d'être trop opposés au PSOE, trop portés sur les luttes et pas assez sur les institutions, trop proches des travailleurs, trop communistes en somme.



Alors qu'Izquierda Xunida collaborait au gouvernement régional avec le PSOE dans sa politique anti-sociale, de casse du droit du travail, de gel des salaires des fonctionnaires, d'encouragement à la spéculation immobilière, le PC des Asturies a toujours refusé la soumission à la social-démocratie et aux politiques du capital, d'où qu'ils viennent.



Tel est son péché originel aux yeux des dirigeants d'Izquierda Unida mais aussi de la majorité de la direction du PCE.



Plus que jamais, les paroles du tête de liste communiste en Asturies,Juan Francisco Cañete, sonnent juste: « Les liquidateurs du communismene peuvent pas avoir le toupet de parler au nom des communistes ».



L'exemple Asturien a déjà suscité des émules en Espagne, comme à Salamanque – capitale d'Extrémadure – où les communistes présenteront également une liste autonome et opposée à Izquierda Unida.



Il est maintenant nécessaire que les communistes d'Espagne, mais aussi de France et d'ailleurs', fassent leur le mot d'ordre des communistes Asturiens: « ne laissons pas les liquidateurs du communisme parler en notre nom! »

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