anagrama partido comunista venezuelaUn Premier mai combatif et de classe

 

 

Traduction MA pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/



EDITORIALdu numéro 188 de Tribuna popular, organe du PC Vénézuélien



Les travailleurs et travailleuses – en particulier la classe ouvrière – ont les outils nécessaires pour faire de ce 1ermai un jour combatif, à partir d’une perspective de classe.



Il existe des aspirations – de longue date – à réduire, estomper, diluer et même nier le rôle historique de la classe ouvrière dans la révolution, en tentant de lui substituer des concepts comme « peuple », « masses » et « multitudes », comme si ils lui étaient synonymes.



La thèse 47 du Projet de « Ligne politique du PCV », publiée dans le cadre des commémorations du 80èmeanniversaire du Parti communiste et qui a constitué un axe central des discussions du 14èmeCongrès communiste, souligne que la classe ouvrière est « la force motrice de l’avant-garde autour de laquelle doit se constituer l’alliance de classes nécessaire pour avancer sur la voie du socialisme (…) étant donné la place qu’ils occupent dans le processus productif, les ouvriers et les ouvrières ne sont pas seulement les plus intéressés à mener les tâches révolutionnaires jusqu’à leurs conséquences ultimes, mais ils sont également ceux qui sont dans les meilleures conditions objectives pour impulser depuis le cœur même de l’économie la transition vers de nouveaux rapports de production. »



Ensuite, le PCV avertit que « La classe ouvrière vénézuélienne doit toutefois se renforcer, s’organiser, s’unifier et avancer plus vers le développement de sa conscience de classe, pour être dans les conditions de se placer en première ligne de la révolution et de mener le reste du peuple dans la lutte pour construire le socialisme. Tant que cette classe ne sera pas en condition de jouer son rôle dirigeant, le socialisme sera seulement une aspiration noble mais irréalisable ou une figure rhétorique dans les discours et les mots d’ordre. »



Il est indispensable que, dans le cadre de ce 1ermai, la classe ouvrière – à la tête de l’ensemble des travailleurs et des travailleuses – se mobilise massivement avec les drapeaux de l’autonomie de classe, pour le renforcement de ses organisations syndicales, pour la constitution des Conseils de travailleurs et d’adoption de la Loi spéciale à ce sujet, pour l’adoption de la nouvelle et révolutionnaire Loi organique du Travail, pour la défense de la santé et de la vie sur les lieux de travail, pour le renforcement du rôle des délégués pour la prévention, pour un nouveau modèle de gestion basé sur le contrôle ouvrier et social sur la production, l’administration et la distribution de biens et de services.

Dans ce cadre, il est fondamental d’avancer dans le processus d’unité syndical, à travers le renforcement de la centrale de classe la plus représentative, l’Union nationale des travailleurs et travailleuses (UNETE), rejetant les intentions groupusculaires de division du mouvement ouvrier et syndical pour créer un fief dans lequel on ferait notre propre soupe.

Le PCV, se revendiquant détachement de l’avant-garde de la classe ouvrière, a apporté divers instruments qui dans la tactique comme dans la stratégie peuvent servir de guide – non comme décret mais comme conscience politique – aux prochaines batailles, en tenant compte du fait que « la phase actuelle du processus, bien au-delà de ses limites, des problèmes et des difficultés, a constitué et constitue un scénario qui ouvre des opportunités et des possibilités pour avancer. »

L’élévation qualitative de la classe ouvrière consiste à« accumuler des forces et avancer dans vers sa transformation en avant-garde du processus révolutionnaire, condition indispensable pour vaincre l’hégémonie du capital et avancer vers la construction du socialisme ».

Voilà notre défi et notre engagement !

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