Notre lutte n'a jamais visé à remplacer une élite blanche par une élite noire



Commémorations du 15ème anniversaire de la mort de Joe Slovo, dirigeant historique du Parti Communiste Sud-Africain


js-isitwala

Il y a 15 ans jour pour jour, « Oncle Joe » comme il était appelé affectueusement, rendait l'âme. Pendant un demi-siècle, Joe Slovo a été une des figures les plus marquantes de l'engagement communiste dans la lutte contre l'apartheid. Membre de la direction de l'ANC et du Parti Communiste – dont il est secrétaire général à partir de 1984 – commandant militaire de la branche armée de l'alliance anti-apartheid, Slovo a été le pendant blanc et communiste de Mandela dans la lutte contre le régime raciste Sud-Africain.



Blade Nzimande, secrétaire-général du Parti communiste, rend hommage à ses engagements et lance un appel aux communistes et aux progressistes sud-africains afin qu'ils fassent vivre ses combats dans l'Afrique du Sud. Combat pour l'unité du front issu de l'alliance anti-apartheid, mais combat aussi pour les idéaux nés de ce combat commun. Si Nzimande cite Slovo: « Il ne peut y avoir de véritable mouvement de libération nationale sans libération sociale », c'est pour mettre en garde les dirigeants de l'ANC, la révolution n'est pas terminée, et le Parti Communiste ne leur a pas donné un chèque en blanc. La révolution nationale devait libérer les Sud-Africains de la misère sociale, de la peur du lendemain, de l'exploitation de l'homme par l'homme, en somme ouvrir la voie vers le socialisme. 15 ans après, l'Afrique du Sud en est loin, en dépit de l'élection de Zuma appuyée par le Parti.



C'est le sens du mot d'ordre de Nzimande: « notre but n'a jamais été de remplacer une élite blanche par une élite noire ». Que l'exploiteur soit blanc ou noir, il reste un exploiteur, et les communistes le combattront avec la même force. Ils n'accepteront jamais qu'une nouvelle bourgeoisie instrumentalisent un chauvinisme raciste pour discréditer les camarades blancs ayant consacré leur vie à la libération de tous les Sud-Afircains et masquent la poursuite étroite de son enrichissement personnel.

A l'avenir, le Parti Communiste compte bien faire vivre l'héritage de Joe Slovo en suivant les deux lignes d'action suivantes:



  • en renforçant le Parti: 25 000 adhérents il y a cinq ans, 50 000 il y a deux ans, 100 000 aujourd'hui. Le Parti Communiste Sud-Africain est un parti en pleine expansion. Et la direction se donne des objectifs aussi irréalistes en apparence que réalisables en pratique: 200 000 adhérents en 2012 et 500 000 en 2014.



  • en intensifiant les luttes sociales pour assurer « cette nécessaire libération sociale ». Le parti ne peut que se renforcer en augmentant sa présence dans les luttes, les campagnes de masse, pour porter les revendications populaires et les faire triompher. Imposer à la bourgeoisie – quelque soit sa couleur – le programme des travailleurs, unir le plus largement toutes les couches de la société autour de la classe ouvrière, tel est l'objectif du SACP.



Traduction AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/



Message du SACP sur les commémorations du 15ème anniversaire du décès du Camarade Joe Slovo



Umsebenzi, Volume 9, no 1, 6 janvier 2010



Blade Nzimande, Secrétaire-Général du Parti Communiste Sud-Africain (SACP)



Le camarade Joe Slovo est décédé le 6 janvier, il y a exactement 15 ans, en 1995. Ceci constitue la première activité de masse du SACP pour 2010. On ne pouvait mieux commencer cette année importante pour notre pays, en commémorant et en rendant hommage à la vie, aux luttes et aux sacrifices d'un des plus grands héros de notre révolution Sud-Africaine, notre ancien Secrétaire-Général et Président National, ancien membre du Comité Exécutif National et du Comité du Travail National de l'ANC, le camarade Joe Slovo. Le camarade Joe Slovo incarnait les plus grandes qualités qui en sont venus à caractériser notre révolution – le désintéressement, la solidarité et le dévouement total à la libération de l'écrasante majorité de notre peuple.



En reconnaissance de sa contribution à la lutte de libération nationale et à son rôle en tant que membre et ensuite dirigeant de l'ANC, il a reçu la plus haute distinction décerné par l'ANC, Isithwalandwe, à la conférence nationale de l'ANC de 1994 à Mangaung, juste un mois avant son décès. C'était, entre autres, aussi la reconnaissance du rôle et de la contribution propre des communistes en tant que membres et dirigeants de l'ANC.



Slovo – un cadre communiste et un dirigeant du mouvement unitaire de libération



Slovo a rejoint le mouvement communiste en tant que membre de la Ligue de la Jeunesse Communiste dans les années 1940 et a joué un rôle essentiel dans la reconstitution de l'organisation clandestine du SACP en 1953 après l'interdiction du Parti Communiste d'Afrique du Sud (CPSA) par le régime d'apartheid en 1950. Il a vécu toute sa vie d'adulte en communiste et est mort en communiste. Il a compris qu'être un communiste était un engagement de toute une vie et n'était pas une mode que l'on adoptait et reniait à l'occasion, selon des considérations personnelles et opportunistes.



Le camarade Slovo a joué un rôle crucial, et souvent pionnier, dans la reconstitution des structures du SACP en exil, ainsi que dans la reconstruction de celles-ci à l'intérieur du pays, en particulier après l'interdiction de l'ANC en 1960. Quand l'interdiction du mouvement de libération a été levée en 1990, Slovo est revenu au pays en tant que secrétaire-général du SACP; une reconnaissance de son engagement à la cause du socialisme et de son rôle au sein du SACP sur plus de quatre décennies.



Le camarade Slovo sera toujours un remarquable symbole de l'immense contribution que certains de nos compatriotes blancs ont apporté à la libération de notre pays. Ces compatriotes blancs tels Bill Andrews, Ruth First, Sonia et Brian Bunting, Michael Harmel, Ray Alexander, Bram Fischer, Esther Barsel, et tant d'autres ont été des pionniers de la lutte pour forger un mouvement non-racial et une Afrique du Sud non-raciale. Cela doit continuer à servir d'exemple, en particulier pour nos jeunes compatriotes blancs, et aussi à dissiper une fois pour toutes le mythe selon lequel tous les cadres blancs comme Joe Slovo ne faisaient partie de la grande famille de notre mouvement.



En tant que SACP, nous avons été les pionniers du mouvement politique non-racial dans notre pays. En mémoire du camarade Slovo, nous devons continuer à défendre vigoureusement la lutte pour une Afrique du Sud non-raciale, et marginaliser et dénoncer au grand jour à la fois le racisme blanc et le chauvinisme Africain étroit (dont le but est de dissimuler la poursuite d'intérêts privés et d'accumulation personnelle).



Il n'y a également aucune contradiction entre la lutte pour, d'une part, la libération des Africains en particulier et des noirs en général et, d'autre part, la lutte pour le non-racialisme! En fait la première est la condition de la réalisation de la deuxième. Mais, dans le même temps, nous devons être vigilants afin que la lutte pour la libération des noirs en général, et des Africains en particulier, ne dégénèrent pas en un étroit (souvent piloté par les élites) chauvinisme Africain anti-blanc, qui déboucherait sur l'échec de la construction d'une société non-raciale.



Le camarade Slovo a donné l'exemple quand il a pris en charge la réalisation de tâches difficiles, et a été un des premiers à rejoindre les rangs de Umkhonto WeSizwe [branche armée du mouvement de libération nationale] quand notre mouvement s'est engagé dans la lutte armée en 1961. Grâce à son dévouement, il a gravi les échelons de Umkhonto jusqu'à devenir commandant.



Le camarade Slovo est aussi un remarquable symbole de l'unité de notre alliance. Nous devons chercher à suivre son exemple en renforçant et en approfondissant l'unité de notre alliance dans la période actuelle et pour la suite.



Le camarade Slovo est aussi la personnification même du rôle joué par de nombreux autres communistes dans notre mouvement de libération. Il était un membre et un dirigeant à la fois du SACP et de l'ANC. Il personnifie le fait qu'il n'y ait pas de contradiction à être un communiste et un membre de l'ANC et que, en fait, les bons communistes doivent être à l'ANC. Cela reflète également à la force même de l'ANC en tant que mouvement, qui tire ses cadres des cercles les plus larges possibles parmi les mouvements de jeunesse, étudiants, féministes, syndicaux et communistes.



La vie et l'exemple du camarade Slovo est une réponse à ceux qui se sont toujours sentis menacés par la présence des communistes dans notre mouvement au sens large, et en fait la preuve qu'il ne peut y avoir de mouvement de libération dans notre pays sans une participation égale de tous les éléments qui le composent.



Le camarade Slovo a donné l'exemple de bien des manières. Il a été parmi les premiers communistes à servir en tant que Ministre dans notre premier gouvernement démocratique en 1994 et a été le premier membre du Bureau politique du SACP à jouer un tel rôle à l'échelon du gouvernement national. En tant que Ministre du Logement, même pour une très courte période, il a servi le gouvernement avec distinction et placé les intérêts du peuple avant les siens propres. Il a en effet jeté les bases de nombreuses avancées ultérieures réalisées par le gouvernement dans son programme pour le logement, au cours des 16 dernières années. La leçon donnée par Slovo à ce propos, c'est que les bons communistes au gouvernement, à n'importe quel échelon, doivent servir avec dévouement dans le seul but d'élever et de transformer les conditions de vie de l'écrasante majorité de notre peuple, en particulier les travailleurs et les pauvres. Et les nombreux rôles (et chapeaux) endossés par le camarade Slovo servent de rappel aux communistes qui doivent être actifs partout – dans l'ANC, dans les organisations de masse de quartier, dans le mouvement syndical, dans l'Etat – et partout où le devoir les appelle, pour faire avancer et approfondir notre révolution national-démocratique!



Slovo l'idéologue et le théoricien de notre mouvement



Slovo était un des grands théoriciens du SACP et même de l'ensemble de notre mouvement. Beaucoup de choses qu'il a écrites au cours des dernières décennies restent plus pertinentes que jamais. Certains de ces écrits sont même encore plus pertinents dans la période actuelle. Dans un de ces écrits majeurs, 'La classe ouvrière Sud-Africaine et la Révolution national-démocratique', Slovo a exprimé, entre autres, l'idée suivante:



« Les idées socialistes ne s'enracinent pas seulement par la connaissance livresque mais par la lutte autour de problèmes quotidiens ». En disant cela, Slovo ne dénonçait pas la connaissance de la théorie, qu'il estimait fondamentale, mais il faisait seulement remarquer que la connaissance théorique sans engagement dans la lutte pratique n'a aucun sens. En fait, nous avons besoin à la fois de la connaissance des textes et de l'engagement dans la lutte – combinaison de la théorie et de la pratique!



En fait, par notre campagne annuelle Octobre Rouge ainsi que par d'autres campagnes, le SACP s'est engagé à organiser une activité et une mobilisation de masse, s'adressant aux travailleurs et aux pauvres de notre pays (et même à certaines fractions des classes moyennes) et menant la lutte sur les problèmes quotidiens que rencontre notre peuple.



Slovo aurait été fier des réalisations de la campagne Octobre Rouge du SACP depuis son lancement en 1999, et dans quelle mesure cette campagne a contribué à la croissance exceptionnelle du SACP, dont le nombre d'adhérents approche désormais les 100 000. En sa mémoire, nous devons effectivement chercher à doubler notre nombre d'adhérents d'ici à 2012, et le 13ème Congrès, tout en mettant l'accent sur la qualité de nos adhérents. Les conditions présentes nous obligent, si le SACP veut jouer son rôle essentiel d'avant-garde, à viser à la croissance de notre parti, à la fois qualitativement et quantitativement, et au moins viser un minimum de 500 000 membres dans les prochaines années, d'ici à 2014.



Il a par ailleurs avancé dans le même pamphlet que « Nous n'avons jamais caché notre (le SACP) conviction, que nous continuons à affirmer, qu'il ne peut y avoir de véritable mouvement de libération sans libération sociale ». C'est un point très important car il concerne le fait que notre lutte n'a jamais été seulement une lutte pour la conquête du pouvoir politique, mais fondamentalement une lutte pour la transformation des conditions de l'écrasante majorité de notre peuple.



Le SACP ne doit laisser émerger aucune forme d'intimidation ou de chantage, quelqu'elles soient, d'où qu'elles viennent – de l'intérieur de notre mouvement ou de l'extérieur – qui puisse nous écarter de la défense du but principal de notre mouvement de libération: transformer, en mieux, les conditions de vie de la majorité et lutter contre toutes les formes de chauvinisme, de nationalisme étroit et d'enrichissement personnel par ceux qui occupent des positions de pouvoir et d'autorité



Les tâches organisationnelles du SACP et la classe ouvrière



Sur le rôle dirigeant de la classe ouvrière, et dans le même pamphlet, le camarade Slovo avait ces mots:



« La classe ouvrière ne peut pas jouer un rôle clé en se contentant de mener son action toute seule et se gargarisant de slogans sur sa mission historique. Elle doit conquérir le consentement populaire sur le terrain, en tant que défenseur le plus efficace des aspirations démocratiques de tous les groupes opprimés sur une base raciale. Elle doit travailler avec – et assurer la direction du mouvement unitaire – notre jeunesse, les femmes, les intellectuels, les petits commerçants, les paysans pauvres et – oui – même la bourgeoisie noire dominée sur une base raciale, tous sont une composante nécessaire du large front de notre lutte de libération ».



Ce message, quoique dans un contexte différent désormais, reste toujours un appel important à l'action et un guide pour le travail du parti. Au coeur de ce que disait Slovo, on retrouve la nécessité de construire le SACP comme un parti d'avant-garde de la classe ouvrière. Mais en jouant son rôle d'avant-garde, la classe ouvrière en particulier, doit chercher à s'adresser à un éventail de forces qui ont toujours intérêt à la transformation de notre société.



Par exemple le SACP, en augmentant son nombre d'adhérents, doit s'engager dans une campagne de recrutement systématique (par des luttes de masse) en vue de créer des liens avec le plus large éventail de forces, de classes et de couches sociales dans la société. A travers des luttes concrètes et ses campagnes, le SACP doit intensifier son recrutement parmi les travailleurs organisés, qui sont sa base et la couche véritablement révolutionnaire de la classe ouvrière. Par ailleurs, nous devons recruter des travailleurs agricoles et des petits agriculteurs dans le but de construire les forces motrices de la transformation de la campagne Sud-Africaine.



Nous devons également recruter dans les petites entreprises, qui continuent à être étouffées par le capital monopoliste en général, les centres commerciaux construits dans les townships tuent les petits commerces, et les 'tenderpreneurs' [jeu de mot sur tender – appel d'offre – et entrepreneur] qui continuent à s'enrichir souvent grâce à des marchés truqués au détriment des petits entrepreneurs honnêtes qui n'ont pas de relations politique au sommet de l'Etat. Nous devons renforcer les petits entrepreneurs et mettre en échec les 'tenderpreneurs'! Nous devons soutenir le développement de l'activité des coopératives, petites et très petites entreprises. Nous devons approfondir notre lutte pour la transformation de notre secteur financier au bénéfice des travailleurs et des pauvres, y compris des coopératives et des petites et moyennes entreprises.



Comme nous l'avons fait au cours des 16 dernières années et même avant, nous devons nous lancer dans la bataille et chercher à influer sur les termes et les conditions sous lesquelles une nouvelle fraction noire de la bourgeoisie émerge et se développe. Nous devons nous battre pour une véritable prise de pouvoir de la base et pour pousser à investir directement dans les secteurs productifs de notre économie, ceux qui créent des emplois. Nous devons continuellement dénoncer et remettre en cause l'enrichissement personnel d'une minorité et combattre l'émergence d'une bourgeoisie compradore dépendante de l'étranger! Dans cette lutte, nous devons aussi tenter de dénoncer l'usage opportuniste du langage et des revendications de la classe ouvrière afin de cacher les ambitions d'accumulation d'une bourgeoisie compradore. C'est le sens que l'on peut donner à la vie, aux luttes et aux observations de Slovo aujourd'hui!



Notre Jeunesse Communiste doit intensifier sa campagne de recrutement, pour faire entrer les jeunes de notre pays dans le giron du mouvement communiste. Elle doit chercher à recruter des étudiants, des jeunes chômeurs et travailleurs, afin que ces couches de notre société deviennent des alliés de la classe ouvrière, et intègre notre mouvement au sens large. Notre JC doit chercher à former nos jeunes dans le Marxisme-Léninisme et relier cette formation à nos conditions concrètes de lutte en Afrique du Sud. Notre JC doit continuer à renforcer l'Alliance de la Jeunesse Progressiste, en s'assurant que notre jeunesse soit engagée sur un programme et des luttes concrètes, en particulier dans l'éducation, à la fois formelle et informelle!



Notre JC doit aussi être guidée par ce que le camarade Slovo disait: « Pour conquérir éventuellement la majorité de notre peuple à la cause d'une Afrique du Sud socialiste, nous devons participer à la prise de conscience socialiste, et diffuser cette conscience socialiste dès maintenant, principalement parmi les travailleurs mais aussi dans les masses rurales pauvres et dans les couches moyennes ». Diffuser cette conscience socialiste, en particulier parmi les jeunes, est central dans la lutte pour le socialisme en Afrique du Sud.



Plus important encore, les communistes, tout en reconnaissant le caractère central (et la reproduction ininterrompue) de l'héritage de l'oppression nationale, doivent dans le même temps constamment soulever les questions de classe, sans devoir en avoir honte ni devoir s'en excuser, dans les intérêts de l'écrasante majorité de notre peuple. Le SACP ne doit pas être intimidé par les tentatives de diversion visant à nous éloigner du caractère central joué par les questions de classe à ce jour en Afrique du Sud, autrement nous finirions par tomber dans un agenda politique qui contredirait l'observation très juste de Slovo, selon laquelle il ne peut y avoir de véritable libération nationale sans libération sociale.



Intensifier la lutte contre la corruption



Tous les membres de l'alliance se sont engagés à lutter contre la corruption, à la fois dans les secteurs publics et privés. Le SACP a adopté cet objectif dans son programme également. Si nous voulons réaliser ce pour quoi Slovo a vécu et est mort, la corruption doit être vaincue car elle constitue un vol des travailleurs et des pauvres.



Le SACP doit mettre en oeuvre cette campagne contre la corruption, et pousser le secteur public à montrer l'exemple, tout en luttant contre les toutes formes de corruption dans le secteur privé également.



Par exemple, nous devons savoir si, étant donné l'étendue de la corruption qui entoure certaines attributions de marchés dans le secteur public, nous ne devrions pas appeler à un processus ouvert et transparent d'appels d'offres et d'attributions de marchés publics. N'est-ce pas possible, par exemple, de s'assurer que tous ceux qui ont répondu à l'appel d'offres le marché soient connus du grand public, et que le gouvernement publie ceux retenus dans la short-list, avec la possibilité, en particulier pour les gens du quartier, d'apporter leurs commentaires dans le processus, et enfin que les raisons qui ont motivé l'attribution finale soient aussi connues publiquement? Nous devons sortir de nos boîtes, comme Joe Slovo l'a si souvent fait, si nous voulons éradiquer la corruption. Que toutes nos organisations de base du parti travaillent avec nos quartiers et avec les autres couches de la société et discutent des moyens concrets pour éradiquer la corruption, en hommage aux sacrifices réalisés par Joe Slovo et à sa contribution à la libération de notre pays!



Asikhulume!!



Site du Parti communiste d'Afrique du Sud: http://www.sacp.org.za/



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