jpg iugijonLa section IU de Gijon cherche à usurper le sigle du PCA et les communistes mettent en garde les citoyens contre une « grande tromperie »

 

Traduction AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/



Pour Izquierda Xunida [nom Asturien de la fédération locale de Izquierda Unida], tous les moyens sont bons, y compris parler au nom du Parti communiste quand celui-ci est exclu de la coalition. Le Parti communiste des Asturies a sorti un communiqué répondant aux déclarations du candidat d'IU à la mairie de Gijon, Jorge Espina Diaz, qui a lancé un appel à « l'intégration de tous les courants de gauche de la ville, faisant en sorte qu'au le fil rouge du PC s'unissent d'autres courants qui ne sont pas dans Izquierda Unida ».



En réponse à cela, le Comité local de Gijon du Parti communiste d'Asturies a estimé« absolument nécessaire que les citoyens de Gijon et d'Asturies, et plus particulièrement ceux qui se disent de gauche, sachent que, au jour d'aujourd'hui, le PCA ne participe d'aucune manière, ni ne fait partie de la structure de IU en Asturies, car il en est exclu sur décision expresse de la Direction, et que cette exclusion est mise en pratique quotidiennement sur tout le territoire Asturien ».



Le PCA rappelle qu'à Gijon, IU d'Asturies a désigné un successeur à Montes Estrada 'Churruca', dont l'objectif déclaré est « l'intégration de tous les courants de gauche de la ville, faisant en sorte qu'au le fil rouge du PC s'unissent d'autres courants qui ne sont pas dans Izquierda Unida ».



« Bien entendu, ni Montes Estrada ni Espina n'appartiennent au PC, mais il s'agit en outre d'une tromperie par rapport aux citoyens de gauche que l'on cherche à intégrer au projet, que de se présenter comme représentant de la tradition communiste de rassemblement, au même moment où l'on pratique l'exclusion de l'ensemble du PCA de sa participation légitime à l'IU d'Asturies »,souligne le PCA.



« Les communistes organisés de Gijon rejettent le mensonge comme pratique politique, et mettent en garde les citoyens contre la grande tromperie que l'IU de Gijon tente de mettre en œuvre, qui est de gagner des voix en critiquant le PSOE, pour ensuite participer à l'éxecutif local avec le PSOE. En ce sens, même si cela gêne certains, le PCA ne peut oublier que deux syndicalistes de notre ville, ont été incarcérés suite à une plainte soutenue par l'exécutif pluriel IU/PSOE de Gijon1. Le PCA n'acceptera pas que l'on instrumentalise son histoire au service des travailleurs à des fins aussi opposés à leurs intérêts ».

 


1En 2007, deux syndicalistes des Chantiers Navals de Gijon, Candido Gonzalez et Martinez Morala, étaient condamnés à trois ans de prison pour avoir bloqué le Chantier naval en mars 2005, en opposition à un plan social de l'entreprise, et surtout détruit une caméra de surveillance de la Mairie. La Mairie IU-PSOE avait alors porté plainte et plaidé la prison pour les deux syndicalistes, bien que les premières preuves apportées aient été des photos truquées et que les policiers infiltrés n'aient pas pu identifier les auteurs de l'incident. L'attitude de l'IU de Gijon et d'Asturies à l'époque, soutenant l'Etat policier, le patronat et le PS contre des camarades syndicalistes victimes de la justice de classe, avait alors retourné contre eux les communistes, les syndicalistes de classe et les progressistes sincères de la région.

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