pcePour le PC Espagnol, la réforme du marché du travail du gouvernement Zapatero est une déclaration de guerre contre les travailleurs




Traduction JC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

 




 

« Le texte adopté par le PSOE lors de la Commission Économique du Congrès est une déclaration de guerre contre les travailleurs, et une trahison envers ceux qui ont crié un jour « Zapatero ne nous laissera pas tomber ». Le texte a franchi un pas de plus dans la mise en œuvre de la plus grande casse sociale de l'histoire d'Espagne. Le seul objectif des mesures adoptées est de réduire les indemnités de licenciement et de démanteler le peu d'Etat social que l'on a réussi à conquérir en Espagne, et tout cela pour favoriser les patrons et les banques », a déclaré ce matin, 30 juillet, José Luis Centella, secrétaire-général du PCE.




Le PCE dénonce le fait que pendant que des millions de personnes ont perdu leurs emplois, et des centaines de milliers leurs maisons, les banques, en revanche, ont engrangé 32 milliards de profit entre 2008 et 2009, et que, devant une telle injustice, la réponse de Zapatero est d'imposer des coupes supplémentaires par le biais du gel des retraites, de la réforme du marché du travail et la préparation des budgets les plus restrictifs de l'ère démocratique. Le 16 juin dernier, le gouvernement PSOE a adopté le décret d'une réforme du marché du travail qui a un seul objectif: diminuer les indemnités de licenciement au bénéfice des patrons. Pour couronner le tout, maintenant la réforme du marché du travail va encore se durcir après son passage au Congrès et va élargir les conditions sous lesquelles les patrons peuvent licencier arbitrairement les travailleurs avec une indemnité licenciement de 33 jours, tout en facilitant les licenciements pour raisons économiques, avec une indemnisation qui sera de 20 jours de salaires pour chaque année de travail, au lieu des 45 jours aujourd'hui.




Les communistes espagnols mettent en garde contre le fait que cette réforme du marché du travail augmentera le chômage, à la fois en transformant tous les travailleurs en précaires, et en imposant la généralisation d'un contrat avec un licenciement à peu de frais, à la discrétion de l'employeur, et pratiquement sans indemnisation. Ce sont des mesures qui facilitent le licenciement de ceux qui ont un emploi et non des mesures qui vont en finir avec le chômage.




Mais la réforme du marché du travail, selon le Parti communiste d'Espagne, n'est pas la dernière concession du Gouvernement à la droite politique et économique, puisque le Budget général de l'État va impliquer un tour de vis supplémentaire avec une politique basée sur les réductions d'investissements au lieu d'essayer d'augmenter les recettes de l'État en cherchant l'argent où il est, dans les caisses des banques avec leurs profits, et dans les paradis fiscaux avec lesquels le gouvernement se montre tolérant.




Pour toutes ces raisons, José Luis Centella dénonce un Gouvernement qui ment quand il affirme qu'il n'y a pas d'autre possibilité pour sortir de la crise que de nous serrer les coudes tous ensemble. Le secrétaire-général maintient que la crise doit être payée par ceux qui l'ont provoqué, et non par les travailleurs, et c'est pour cela que la priorité doit être l'emploi et les droits sociaux, et non les bénéfices des banques.




Pour le PCE, la Grève générale du 29 septembre doit tourner le dos à cette politique, comme cela s'est passé lors des grèves générales précédentes, tant celles réalisées contre les gouvernements du PSOE que celles contre les gouvernements PP.




Alternative sociale et anti-capitaliste (ASA)




Par conséquent, le Parti communiste d'Espagne (PCE) va développer une campagne posant la nécessité de l'unité de la gauche pour une Alternative sociale et anti-capitaliste (ASA) à la crise, à travers la défense des initiatives suivantes: la lutte pour le plein emploi, les 35 heures, et l'universalisation des droits sociaux garantis par la Loi; la défense de l'État social et du système public de retraites; la démocratisation de l'économie et la participation des travailleurs à l'entreprise; le pari d'un changement de modèle productif et d'organisation du travail basé sur la durabilité sociale et environnementale; le soutien à une réforme fiscale progressive qui oblige les banques, les grands rentiers et les puissants à payer des impôts; et la défense d'un système bancaire public ainsi que la réforme de la Loi Hypothécaire.



Cette campagne aura son point de chute lors de la Fête du PCE qui aura lieu les 17,18 et 19 septembre à San Fernando de Henares (Madrid) et cherchera à mobiliser le plus largement pour la Grève générale convoquée par les syndicats pour le 29 septembre.

 

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