2 12470716081Quel crédit d'opposant accorder au « Bloc de gauche » portugais qui a soutenu aux présidentielles de 2011 le candidat d'un Parti Socialiste champion de l'austérité?


La lessiveuse du Bloc de Gauche

 

 

De Carlos Gonçalves, pour Avante, organe du Parti communiste portugais


 

cf notre article sur le résultat des présidentielles au Portugal: Bon résultat pour le candidat communiste au Portugal, avec 7,2% des voix, alors que le candidat PS soutenu par le « Bloc de gauche » essuie un revers historique

 

 

 

Pour ce qui est important pour nous – poursuivre la lutte pour s'opposer et mettre en échec les politiques de droite qui s'intensifient – l'opportunisme et l'anti-communisme de la direction du Bloc de Gauche sont on ne peut plus inacceptables.



Mais cette fois le côté mauvais perdant de Louça [secrétaire-national du Bloc de gauche] et de ses pairs a conduit à une opération de blanchiment visant à laver le Bloc de Gauche  et à le retaper comme fausse alternative et comme planche de salut du PS et de leurs politiques respectives (de droite).



La lessiveuse est très active, tout comme les scribes de cette « coalition quadripartite » (Bloc de gauche/PS/PSD/CDS) dans les médias dominants pour occulter, minorer les résultats du PCP, ou pour mettre sur le dos du PCP les responsabilités du Bloc de Gauche dans les résultats du 23 janvier. Le sens de la mystification se trouve entre les mains de Louça et même au-delà, puisque aujourd'hui on constate au Bloc de gauche de nouvelles difficultés et certaines hésitations.



Louça a déclaré que ce qu'il fallait relever de la campagne d'Alegre [candidat socialiste aux présidentielles soutenu par le Bloc de gauche] c'est la « lutte contre le FMI et la défense des services publics », tout comme la « garantie » d'une opposition à la remise en cause du Code du travail. Et nous en concluons qu'Alegre a considéré le Budget 2011 du paradigme du FMI, du pillage des travailleurs et de l'offensive brutale contre leurs droits et les services publics comme un « moindre mal » (!), ce qu'il a mené à louer le « courage » (!) de Socrates.



Louça a déclaré que la candidature du PCP a enregistré « la plus grosse perte en proportion » par rapport à 2005, mais, en dépit de l'abstention, le fait est que nous avons obtenu 7,14% et 300 000 voix, une contribution effective à la lutte pour battre Cavaco et la « stabilité » du gouvernement PS et des grands seigneurs de l'argent.



Et nous en concluons que Louça et le Bloc de Gauche ont perdu l'ensemble de leurs 288 000 voix de 2005, nous en concluons que le Bloc de Gauche « était absent » des présidentielles où il était allié à ce Gouvernement, champion des politiques de droite, et a contribué à ce que les électeurs du Bloc de Gauche et du PS se dispersent « dans toutes les directions » (reprenant les termes du dirigeant du Bloc, M.Portas), facilitant ainsi la victoire de Cavaco.



Et nous en concluons que le Bloc de Gauche a bradé le combat contre Cavaco et les politiques de droite par « pure démagogie électoraliste » (c'est ainsi que l'on renvoie l'insulte du dirigeant du Bloc Fazenda) et par appât du gain de la stratégie d' « entrisme » dans le PS, visant à accomplir sa destinée opportuniste et social-démocrate.



La défaite fut dure pour le Bloc de Gauche. Seuls l'opportunisme et l'anti-communisme persistent à travers le temps.

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