UncleSamcolorlargeLeftTrafic d'influence au congrès américain : les cubains de Miami ont versé 3 millions de $ en deux ans pour financer la campagne de parlementaires ralliés à la cause anti-cubaine



Traduction MA pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/



La danse des millions contre Cuba



La danse des millions de dollars octroyés par les Comités d'action politique (PAC, en anglais) affecte les prises de positions des congressistes qui conditionnent la politique des Etats-unis vis-à-vis de Cuba, suggère une étude.



Plus de 3 millions de $ furent alloués par les PAC anti-cubains entre 2009 et 2010 pour financer des campagnes électorales de parlementaires républicains ou démocrates, a révélé une enquête du Center for responsive politics.



Avec 112 500 $, le plus gros donataire démocrate fut le sénateur cubano-américain Robert Menéndez, membre de la Commission aux relations extérieures, selon le rapport de cette organisation indépendante non-partisane basée dans la capitale.



Menéndez est le principal défenseur au Capitole de la somme de 20 millions de $ dégagée, s'ajoutant aux 21 autres millions déjà approuvés, pour encourager la subversion à Cuba sous la couverture de l'USAID, une procédure que certains comme le sénateur John Kerry remettent en cause en raison de soupçons de corruption dans l'allocation de ces fonds publics.



Selon cette analyse, ont également reçu à hauteur de 100 000 $ de la part de la PAC, le député Howard Berman de Californie, qui a présidé la Commission des affaires étrangères de la Chambre des représentants, et l'ancien député Isaac Skelton, du Missouri, à la tête de la Commission des forces armées.



Entre temps, le sénateur Chuck Grassley est devenu le républicain le plus grassement financé, avec plus de 100 000 dollars pour sa campagne électorale des législatives de 2010, précise l'étude.



D'après le Center for responsive politics, à lui seul le Comité d'action politique Démocratie Etats-unis/Cuba a réalisé des dons de 483 000 $ aux candidats durant les échéances électorales législatives de 2009 et 2010.



Les candidats démocrates ont reçu 284 500 $ et les républicains 106 000 $, dont le président actuel de la Chambre des représentants John Boehner, son vieil allié Dan Burton, le Texan latino Henry Cuellar et Eliot Engel, qui jusqu'en 2010 présidait la Sous-commission aux affaires de l'hémisphère occidental.



Au Sénat, le PAC en question a accordé des fonds à son président, le démocrate Henry Reid, à Joseph Lieberman et au cubain nord-américain Marco Rubio, de Floride, entre autres.



Sur ces groupes de pression, la juriste Ariadna Cornelio soutient qu'ils influencent la politique étrangère américaine ce qui, selon elle, démontre tout le caractère illusoire de la soi-disant démocratie de Washington.



Ces groupes « contribuent à l'élaboration de la politique étrangère américaine et parviennent souvent à ce que l'on prenne en compte leurs intérêts particuliers, ce qui révèle tout le caractère illusoire de la démocratie de Washington », a déclaré Cornelio dans une interview exclusive à Prensa Latina.



L'auteure a concentré son étude sur l'influence de quatre groupes qui font pression sur les politiques dictées par le gouvernement américain vis-à-vis de la Havane : la Fondation nationale cubaine américaine, le Conseil pour la liberté de Cuba, le Comité d'action politique Démocratie États-Unis/Cubaet le Groupe d'études sur Cuba.



Pour atteindre ses objectifs, a-t-elle précisé, ces organisations ont recours à des méthodes visant à influencer les décideurs politiques dans les commissions et sous-commissions du Congrès fédéral et dans les départements et agences spécialisés de l'exécutif.



La chercheuse a également fait référence à des méthodes indirectes comme les campagnes de presse, la réalisation d'enquêtes d'opinion, le soutien à des think tanks, la constitution de rassemblements, d'actions de boycott et de protestation.



Un PAC est un organisme enregistré à la Commission fédérale électorale organisée pour recueillir et distribuer des fonds afin de faire élire ou de battre des candidats, et dans leur grande majorité ils représentent les intérêts de groupes patronaux, syndicaux ou idéologiques.



Prensa Latina

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