Le KKE lance un appel à la classe ouvrière et à la jeunesse: rassemblons-nous dans les luttes


 

Déclaration du Parti Communiste Grec (KKE)


 

 

 

Traduction JC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/


 

Ce 6 décembre 2009, un après l'assassinat du collégien de 15 ans, les actions provocatrices liées à des actes isolés qui se sont déroulés à Athènes ont servi à justifier et à renforcer de nouvelles attaques contre les droits démocratiques et populaires, à porter un coup au mouvement ouvrier et à mettre fin à la sanctuarisation de l'université, donc à la garantie de la liberté d'expression en son sein. Bien que de tels actes n'aient rien à voir avec la classe ouvrière et la jeunesse; le gouvernement PASOK, le reste des partis bourgeois et l'UE les instrumentalise pour aller plus loin dans la répression et dans l'intimidation.

 

A l'occasion du premier anniversaire de l'assassinat du collégien de 15 ans Alexis Grigoropoulos, le KKE a rendu la déclaration suivante:

 

« A l'occasion du premier anniversaire de l'assassinat d'Alexis Grigoropoulos, le KKE lance un appel au peuple et à la jeunesse: rassemblons-nous dans les luttes pour construire et alimenter un mouvement ouvrier, populaire et de jeunesse fort et organisé et pour repousser la nouvelle attaque féroce du gouvernement et de l'UE, avec la bénédiction de la Nouvelle Démocratie, contre les droits populaires. Il lance cet appel pour que le peuple ne paie pas les conséquences de la crise capitaliste tout comme ils ont dû faire de lourds sacrifices pendant la période de croissance, afin de permettre au patronat de maximiser ses profits. Il appelle le peuple à revendiquer et à obtenir le droit à un emploi stable et permanent pour tous avec du temps libre et des salaires décents, le droit à l'éducation, à la Santé et à la Sécurité Sociale, au logement, à l'environnement, à la culture et aux sports, gratuits et 100% publics; à ouvrir la voie d'un développement qui réponde aux impératifs des besoins du peuple, et non à ceux des profits des capitalistes.

 

L'éclosion d'un mouvement de masse il y a un an en réaction à l'assassinat du collégien de 15 ans, malgré le climat de terreur causé par la brutale répression d'Etat et les provocations de différents groupes et organismes, a permis au peuple et à la jeunesse d'en tirer des conclusions utiles.

 

Cela a mis en évidence que la détérioration constante des conditions de vie des jeunes et des travailleurs, l'intensification de leurs problèmes et la casse des acquis sociaux ne créent pas seulement un climat de peur et de frustration mais aussi de la colère, de l'indignation et a constitué une expérience de vie pour les couches populaires, rendant l'hypothèse de l'existence d'une volonté renforcée de se battre plus réaliste que jamais.

 

Cela a aussi révélé que les agents du système ont déjà des projets pour casser les luttes populaires. Il ont déjà démontré qu'ils étaient impitoyables dans l'utilisation de différents moyens et de différentes méthodes qui vont au-delà de la violence d'Etat brutale. Ils utilisent également les actions provocatrices et l'anti-communisme afin de terroriser et de calomnier, et avant tout pour empêcher la radicalisation de la conscience des jeunes, diriger le mouvement de classe, populaire organisé vers une impasse ou alors pour prendre des mesures de répression contre lui.

 

Les couches populaires, en particulier les jeunes qui appartiennent à ces couches, doivent rejeter les conceptions bourgeoises superficielles défendues par les partis et les médias du système sur la violence. Leur but est de dissimuler le fait que la violence est une partie constitutive, un trait fondamental de l'Etat bourgeois et des politiques anti-sociales qui ne visent qu'à intensifier l'exploitation des travailleurs et le pillage du peuple par la ploutocratie.



La violence, ce n'est pas seulement la violence ouverte des forces de police anti-émeutes, les lois anti-populaires et le terrorisme patronal dans les lieux de travial; la violence, ce sont aussi les politiques qui défendent les formes d'emploi temporaires et flexibles et privent le peuple du droit à un travail permanent et stable; les politiques de bas salaires, les politiques qui imposent et étendent la pratique des « stages » pour les jeunes, tout en licenciant dans le même temps ceux qui ont travaillé sous cette forme dans le secteur public; les politiques qui marchandisent l'éducation, la santé, la sécurité sociale et l'environnement.



La violence est forte avant tout dans les lieux de travail où les capitalistes, qui sont propriétaires des moyens de production, s'approprient la richesse que les travailleurs produisent. Les moyens de production doivent appartenir à l'ensemble de la société. Les activités des grands groupes économiques, leur concurrence pour la conquête des marchés, pour l'intensification du pillage du peuple est également violente. Ce sont ces activités qui sont à l'origine des guerres et des interventions impérialistes.



Seul un mouvement populaire et ouvrier organisé sur des bases de classe organisé peut s'opposer à violence; un mouvement qui n'est ni soumis ni vulnérable aux sirènes du système; un mouvement guidé par le principe: « La loi est du côté des travailleurs ». La barbarie capitaliste peut être renversée seulement au moyen d'une alliance populaire soudée contre les monopoles, une alliance visant au renversement du pouvoir des monopoles et à la suppression de la liberté des capitalistes à diriger et à exploiter le peuple. Ce mouvement et cette alliance peuvent émerger du développement des luttes du peuple et de la jeunesse qu'elles partent des lieux de travail, des quartiers populaires, des lycées et universités. Ils luttent contre tous les aspects de ces politiques anti-populaires, de manière organisée et en refusant tout compromis, ils demandent la satisfaction de leurs besoins actuels; ils visent à la radicalisation des consciences et en même temps à exercer une influence sur elles, ils luttent pour changer le rapport de forces.



Les couches populaires et en particulier la jeunesse doivent rejeter sourds aux sirènes de partis comme SYRIZA dont les activités actuelles ne menacent pas du tout le système, et ne s'y opposent pas. Dans le même temps, ils défendent la légitimité bourgeoise et calomnient les véritables actions révolutionnaires du mouvement de classe, ils justifient la logique de dialogue social entre partenaires sociaux et y participent, ils entretiennent le renoncement et la soumission, alors qu'ils n'évoquent même pas l'idée d'abolition du profit capitaliste. Au contraire, ils font leurs les mensonges et les calomnies sur le socialisme.



Le KKE appelle le peuple et la jeunesse à lever la tête, à venir renforcer et consolider les luttes.



Notre riposte à la guerre que la ploutocratie, l'UE, le gouvernement et la ND, ainsi que les autres partis bourgeois ont déclaré contre les derniers acquis sociaux qui nous restent doit être la contre-attaque populaire, organisée, de masse. Par conséquent, nous intensifions notre lutte pour le succès de la grève et la mobilisation du mouvement syndical organisé sur des positions de classe. »



Site du Parti Communiste Grec: http://inter.kke.gr/

 

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