logo-partito-nazionale-fascistaIls nous refont le coup, ils veulent reconstituer le Parti fasciste



parVincenzo Calò, du Parti des communistes italiens (PdCI)

 

Traduction JC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/



Ils nous avaient déjà fait le coup avec la loi 1360, celle qui mettait sur un même plan les Partisans de la résistance et les fascistes de la République de Salo, comme si les combattants pour la liberté et ceux qui la répriment étaient la même chose. Comme si ceux qui se battaient pour l’égalité et les défenseurs de la race aryenne étaient la même chose. Comme si ceux qui défendaient leurs villages, leurs maisons, leurs familles contre l’oppresseur étranger et ceux qui se sont vendus à lui, étaient la même chose. A ce moment-là, il y eut un soulèvement populaire des forces démocratiques et anti-fascistes de notre pays, mais aussi tout simplement des personnes de bon sens, qui renvoya la proposition à l’envoyeur.



Aujourd’hui ces forces réactionnaires nous refont le coup. Cinq sénateurs de droite ont en effet déposé auprès du Secrétariat du Sénat un projet de loi constitutionnel dans lequel on demande l’abolition de la XIIème Disposition transitoire de la Constitution républicaine qui interdit la « réorganisation, sous quelque forme que ce soit, du parti fasciste ». D’après l’ANPI (Association nationale des partisans d’Italie), il s’agit d’un « projet odieux et choquant »



Dans le fond, on aperçoit le désir plus mesquin de priver la Constitution de sa colonne vertébrale, celle de l’anti-fascisme, afin de lui porter le coup décisif et de réléguer ainsi dans les oubliettes de l’histoire la période de la Résistance d’où est née la Constitution et grâce à laquelle s’est ouverte la phase la plus importante de conquêtes sociales ainsi que de droits des citoyens.



Dans le même temps, on cherche à ouvrir la voie à ceux qui se disent, même plus de façon déguisée, nostalgiques de cette tradition et voudraient avoir les mains libres aujourd’hui, comme s’ils pouvaient vraiment donner une actualité à ces préceptes, pour se réorganiser en des formations reconnus légalement par l’Etat italien et pouvoir se dire fasciste non seulement pour ce qui est du passé mais aussi pour le présent.



Voilà un véritable acte d’inconscience, une provocation destinée à réviser l’histoire, à la déformer, afin de continuer cette œuvre de déconscientisation populaire, bien que nous constations au contraire une nouvelle prise de conscience populaire après que le péril de retour des valeurs fondatrices du fascisme a trouvé une nouvelle génération d’opposants qui puisent dans les meilleures traditions démocratiques de notre Pays.



Le fascisme fut le mal absolu, la misère, la guerre, la négation des droits et de la liberté, les crimes, les tortures et les massacres de civils. Il fut l’opportunisme et l’avilissement du sens de la Patrie. Le fascisme fut vaincu par les valeurs incarnés par la Résistance, qui furent ensuite les lignes directrices de la Constitution républicaine. Le fascisme fut vaincu par la démocratie dans notre Pays et sur cela on ne peut revenir en arrière.



La tentative de rendre sa dignité à cette expérience est plus que malvenue et la tentative d’abolir le délit d’apologie du fascisme est l’ennième faveur faite à ceux qui ont été vaincus par l’histoire. Nous nous opposerons fermement, avec tous les anti-fascistes d’aujourd’hui et au nom de ceux qui, en sacrifiant leur vie, ont pensé à un monde meilleur dont nous voulons être dignes.

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